28.05.2007

Le Pen bat la campagne pour remotiver ses troupes

Le leader du FN a prévu de se rendre dans vingt régions d’ici aux législatives. Objectif : remotiver les militants.

Remonter le moral des troupes : c’est à quoi s’emploie Jean-Marie Le Pen d’ici aux législatives, alors que les sondages annoncent un nouveau recul de son parti. Dans vingt villes de France, au cœur d’autant de régions, il est allé ou ira à la rencontre des militants pour les exhorter à «ne pas baisser les bras». «Je viens dire aux militants du FN : battez-vous. Tant qu’on n’a pas déposé les armes, on n’est pas battu. La vie commence toujours demain », leur a-t-il dé­claré samedi à Marseille. Ce jour-là, comme la veille, accompagné de sa femme, Jany, du secrétaire général Louis Aliot, de quelques collaborateurs et journalistes, il s’est rendu à Perpignan, à Toulon, à Marseille, à Ajaccio et à Lyon. Il reprendra son périple trois fois d’ici au 8 juin, ayant affrété pour cela un avion de dix-huit places. Chaque fois, le programme est le même: conférence de presse pour présenter les militants, puis discussion avec les candidats aux législatives et des militants de la région.
 
Il s’agit donc de leur redonner confiance. «On n’est pas encore débarrassé du FN», lance-t-il à Toulon. «La bataille des législa­tives n’est pas perdue d’avance, contrairement à ce que disent certains commentateurs», assure-t-il à Lyon. Et, jouant un peu les psychothérapeutes, il s’attache à les déculpabiliser : «Vous n’avez pas à avoir honte de notre campagne présidentielle, vous n’avez pas à rougir du résultat de l’élection, leur déclare-t-il à chacune de ses étapes. Avec 3800000 voix, nous ne nous sommes pas effondrés. J’ai perdu un cinquième de mes voix de 2002… En politique, il y a des hauts et des bas.» Et il explique que «c’est par répulsion pour la gauche que Sarkozy a été élu».
 
Il n’empêche qu’il reconnaît aussi l’effet de la stratégie sarkoziste. «J’ai été cocufié. Bon. Il y en a eu d’autres», lance-t-il à Toulon. «Cocufié», c’est bien sûr par le nouveau président de la République que Jean-Marie Le Pen estime l’avoir été : «Il a copié sur mon épaule et il a réussi»… « On a joué: Plus national que moi tu meurs. Le Front s’est laissé déborder, c’est vrai. Ici particulièrement, dans le Languedoc-Roussillon, Sarkozy nous a siphonné des voix», explique-t-il à Perpignan.
 

Le «début des reniements»


Le président du Front national ne se défend pas d’une certaine admiration pour le vainqueur du 6 mai : il lui reconnaît à Marseille « de l’envergure, du talent, de l’ar­deur, un dynamisme qui peut attirer la sympathie ». Et pour avoir pu «faire campagne sur le thème de la rupture», il lui fallait, estime-t-il, «des capacités acrobatiques exceptionnelles»… « Salut l’artiste ! »


  Ce qui ne l’empêche pas de taper très fort sur le président de la République, devenu sa cible privilégiée: «À peine élu, il nomme quatre ministres socialistes. Il rend visite à M. Barroso, ce que nous avons considéré comme un camouflet. Il a dit qu’il voulait être le président de tous les Français et il va à une réunion politique de l’UMP au Havre. Les gens vont prendre conscience que nous ne sommes qu’au début des reniements… Sa démission de la présidence de l’UMP est un tour de passe-passe.» Et de reprocher au président de vouloir «exercer un pouvoir sans limites», allant jusqu’à le comparer au «Prince président (Napoléon III, NDLR)». «Nous risquons d’avoir un petit empereur, qui sait ?», déclare Jean-Marie Le Pen, qui n’a jamais craint ni l’exagération ni l’ironie.


  «J’espère qu’en trois semaines les ambiguïtés vont être levées, que le président de la République aura montré ce qui, dans sa politique, va dans un sens différent de sa campagne», confie-t-il aux journalistes. Aussi croit-il que la campagne législative « peut permettre de remettre les pendules à l’heure et de ramener au FN le cinquième d’électeurs perdu. Je dis aux gens qui applaudissent l’illusionniste : At­tention il vous fait prendre des vessies pour des lanternes». Et il estime que la suppression de l’amnistie présidentielle sur les contraventions peut lui rapporter «des centaines de milliers de voix».


  Et à Ajaccio, il émet le vœu qu’«il y ait à l’Assemblée des gens qui ne soient pas totalement soumis à la discipline de parti et qui puissent faire en sorte que les promesses soient tenues». Mais ce sont surtout des voix que le président du FN, pas naïf sur ses chances d’avoir des élus, est venu chercher, car, dit-il, «cette subvention est nécessaire pour nous permettre de jouer notre rôle de parti». Mais, poursuit-il, «si les recettes ne sont pas au même niveau que la der­nière fois, nous nous adapterons. On peut faire de la politique dans une chambre de bonne».  

Et pour que nul n’ignore l’état de son moral, Le Pen chante dans l’avion : une chanson d’Aristide Bruant (À Saint-Lazare), une chanson de légionnaire, (C’est à boire qu’il nous faut), une chanson d’amour…

Source : le Figaro 

04.04.2007

Canton de Condrieu : +8% de crimes et délits

756 crimes et délits enregistrés dans le canton de Condrieu, contre 697 en 2005 et 832 en 2004.

Ampuis : 37 faits enregistrés au lieu des 7 infractions relevées en 2005.

Certaines communes du canton voient l'insécurité stagnée, alors que d'autres comme Loire-sur-Rhône sont devenues la cilbe de la délinquance venue de Vienne, passant de 56 à 92 infractions relevées.

Source des chiffres : le Progrès

 

 A noter que le nombre de crimes et délits ne doit bien sûr pas subir de hausse, mais que nous ne pouvons nous satisfaire d'une stagnation ou d'une légère baisse, nous ne pouvons accepter une adaptation à l'insécurité.

Ainsi, dans le cas du canton de Condrieu, même si l'inflation semble légère, elle ne doit pas cacher le nombre d'infractions subies par les habitans du canton, alors que le but tend vers une "insécurité zéro".

28.03.2007

Fenech et l'Angolagate

Le parquet de Paris a requis mercredi le renvoi en correctionnelle de 42 personnes dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola dont Jean-Christophe Mitterrand, fils de l'ancien président, et l'ex-ministre Charles Pasqua. Ils sont tous soupçonnés d'avoir reçu des pots-de-vin de la part de l'homme d'affaires Pierre Falcone, personnage central de ce dossier de trafic d'armes en provenance d'Europe de l'Est. 

Jean-Christophe Mitterrand a d’ores et déjà fait savoir qu’il demandera la relaxe. Le parquet a demandé le non-lieu pour ce dernier pour l'infraction de «trafic d'influence» , mais il demande son renvoi pour les deux autres infractions pour lesquelles il est poursuivi : «recel d'abus de bien sociaux» et «complicité de commerce illicite d'armes».

  Dans son réquisitoire de 500 pages, le procureur demande également le renvoi de l'ex-conseiller de François Mitterrand Jacques Attali, du romancier à succès Paul-Loup Sulitzer, de l'ex-préfet du Var Jean-Charles Marchiani, du député UMP et ancien magistrat Georges Fenech ainsi que de l'associé de Pierre Falcone, Arcady Gaydamak, actuellement en fuite à l'étranger.

Source : le Figaro

 

Georges Fenech, député UMP, ancien magistrat et ex-président de l'Association professionnelle des magistrats (APM) a été mis en examen car son association aurait reçu 15.200 euros en 1997, sous la forme de 25 abonnements de soutien de la part de Brenco.

 Source : le Figaro

 

Après les multiples mises en examen de M.Passi, voilà le renvoi en correctionnelle de G.Fenech.Gageons que les deux sont bien entendus innocents et seront relaxés dans toutes les affaires les concernant...

Mais réalisons que la Gauche et la Droite prouvent encore une fois leur extrême similitude et il n'y a qu'une seule alternative, que ce soit dans la 11 ème circonscription ou en France, c'est bien évidemment le Front National.

 

27.03.2007

Canton de Mornant : +29 % de crimes et délits

765 faits enregistrés l'an passé dans le canton de Mornant, contre 592 en 2005.

A Mornant : 191, contre 173 en 2005.

Soucieu : 70 contre 59.

Saint Maurice-sur-Dargoire : 66 contre 31. 

Taluyers : 64 contre 51.

Orliénas :  56 contre 47.

23.03.2007

L'hôpital mère-enfant de Bron dans l'irrégularité

La direction départementale du travail, qui a contrôlé jeudi un chantier dans la banlieue de Lyon, a découvert une quinzaine d'ouvriers polonais du bâtiment employés irrégulièrement, a-t-on appris de source judiciaire. Effectué sur 320 ouvriers du chantier du futur hôpital mère-enfant à Bron (Rhône), employés par 50 entreprises, le contrôle a permis d'établir que certaines sociétés polonaises ou filiales polonaises d'entreprises françaises pratiquaient du « dumping social », a affirmé la direction départementale du travail. Les modalités permettant à un entrepreneur français d'embaucher des ressortissants polonais n'avaient pas été respectées. Certains contrats de travail étaient irréguliers, avec des horaires excessifs ou des salaires inférieurs aux minima sociaux.
Outre la sous-traitance fictive, quelques cas de travail au noir ont aussi été constatés, a-t-on appris de source judiciaire.
Des vérifications sont en cours sur l'ensemble des contrats de travail. Déclenché en raison de la présence de nombreux ouvriers étrangers sur le chantier, le contrôle a mobilisé 70 policiers et une vingtaine d'agents de la DDT et de l'URSSAF.

 Source : le Progrès

Des ouvriers polonais déplacés et exploités, ce qui justifierait déjà une mise en accusation... Mais surtout, la question que l'on est en droit de poser au Conseil général du Rhône, au Conseil régional et à l'Etat, est : pourquoi des polonais, en situation régulière ou irrégulière, sur ce chantier? Qu'allez vous encore inventer pour justifier de ne pas avoir préféré des entreprises qui n'emploient que des français? Allez vous encore cracher à la figure des chômeurs français en faisant croire qu'ils refusent de travailler?

Alors que l'Etat devrait soutenir les entreprises françaises, favoriser la reprise du travail des français lors de grands chantiers comme celui, il ne s'emploie qu'à la préférence étrangère, qu'à la manière de détruire la France, alors que son bouffon suprême jure l'aimer...

Les abus du Conseil général du Rhône

Le tribunal administratif pourrait bien annuler des délibérations du Conseil général portant sur l'achat de places auprès de l'OL et de l'Asvel à hauteur de 1 209 530 euros, décidées en moins d'un an

«Peut-être ces collectivités espéraient-elles aussi s'associer à leur gloire et à partager une partie de leur popularité ». Le commissaire du gouvernement n'a pas joué petits bras, hier, au tribunal administratif de Lyon. Il a proposé à ses collègues magistrats d'annuler les délibérations du Conseil général du Rhône de mars, juillet et décembre 2005, portant principalement sur l'achat de places et d'abonnements pour des matches de football et de handball, auprès de l'Olympique Lyonnais et de l'Asvel Adecco, pour un montant de 1 209 530 euros.
C'est un contribuable caluirard, Eric Forquin, qui a sifflé la fin de la partie en saisissant la justice administrative. « Je trouve inadmissible que le Conseil général qui a 860 millions d'endettement aide une société comme l'Olympique Lyonnais cotée en bourse et qui fait des bénéfices ! On engraisse un club sportif avec l'argent du contribuable ! ».
Mais qui a profité des places ? Le département, lui, avait mis en avant qu'elles étaient distribuées à des collégiens. Le commissaire du gouvernement ne le croit qu'à moitié : « Les délibérations ne prévoient nullement une affectation des places à un usage déterminé. Réparties entre les membres du Conseil général, elles étaient distribuées par eux. On peut douter que des places en club OL à 72 euros l'unité par exemple ou des abonnements club OL à 620 euros ont bien effectivement profité à des jeunes ». Pour le magistrat, les élus ont été insuffisamment informés et la collectivité ne pouvait se dispenser de rechercher si elle ne pouvait obtenir les places par le biais d'intermédiaires. « Les délibérations sont intervenues sans qu'il ait été procédé à aucune publicité ni mise en concurrence ». Le commissaire du gouvernement a proposé, in fine, que les contrats conclus avec l'OL et l'Asvel Adecco soient cassés et ce, dans un délai de quatre mois.
A défaut, une astreinte de 250 euros par jour de retard a été sollicitée. La balle est désormais dans le camp du tribunal.

Sophie Majou
smajou@leprogres.fr

Source : le Progrès 

 

Comme le souligne le contribuable, ayant saisi la justice administrative, pour un Conseil général si endetté, il est honteux d'utiliser l'argent du contribuable à des fins si inutiles. 1 209 530 euros en commande à l'Olympique Lyonnais et à l'Asvel pour appâter la jeunesse, du pain et des jeux ... Alors que ses places ne leur ont certainement pas été distribuées, mais ont plutôt finis dans la poche des "copains" des membres du Conseil général, nous pouvons nous tromper, mais n'est ce pas ce que l'on appelle un abus de biens sociaux? En tout ca, comme par hasard, la Justice n'a pas retenu cette hypothèse.

22.03.2007

A45 et futures "réalisations"

Le principal argument pour la mise en chantier de l'A45 est de diminuer le trafic de l'autoroute actuelle. Mais cet engorgement est essentiellement dû au grand nombre de camions l'empruntant.

Il y a alors deux "façons" politiques en ce qui concerne le fret routier. La politique à courte vue, qui consiste à doubler, tripler les voies des aurotoutes engorgées, construire de nouvelles infrastructures. Et puis attendre un nouvel engorgement et relancer le processus, ceci jusqu'à ce que la place manque, une France d'autoroute. Méthode simpliste, qui ne s'en prend aucunement aux causes de l'importance de ce trafic.

Ou bien miser sur une reconquête de nos frontières et sur une production/consommation nationale, si ce n'est locale.

Le trafic routier de fret se compose aujourd'hui essentiellement de camions ne faisant que traverser la France, engorgeant les axes autoroutiers et autres infrastrctures. De ce fait plusieurs propositions ont été faites par le Front National, une première était de radio-guidé par GPS les transporteurs sur des axes non encombrés, utilisant la totalité des axes auto-routiers, au lieu d'en construire de nouveau. Mais il faut aussi penser à taxer les entreprises de ces transporteurs, pour que la France ne soit pas qu'un lieu de transit, ceci pour réduire un tant soit peu le flux et permettre de financer des projets de ferroutage et des projets fluvials, comme la mise aux normes de navigation commerciales l'axe Rhin-Rhône.

Ces propositions n'ont pas été retenues car le nom du Front National y était apposé, mais aussi et surtout car l'économie prime sur le politique. Ainsi cette diminution des flux de transports passera par une certaine décroissance, qui devra être partagée par nos pays voisins, c'est ainsi que le Front National voit la globalité des problèmes posés par des dossiers locaux et tente de les résoudre. Mais le système de politique à courte vue est le système généralisé actuellement en France, un dossier comme celui de l'A45 ne se tient pas seulement dans la circonscription, mais aussi à la Région, à l'Assemblé Nationale, et au Parlement Européen, assemblés tenues par les mêmes, ceux qu'il vous faudra démettre par votre vote, si vous tenez à ce que leur politique économiste et anti-démocratique s'achève.