03.04.2007
Science Po Lyon et la discrimination positive
Ils sont venus du sud de l'Ardèche, du lycée Marcel-Gimond, d'Aubenas. Ils ont visité l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon, discuté avec des étudiants, des professeurs. Ce détour par l'IEP motivera les plus incertains, les plus décidés, ceux qui n'envisageaient peut-être pas de préparer le concours des IEP d'Aix en Provence, de Grenoble, de Lyon.
Comme d'autres établissements d'enseignement supérieur, l'IEP de Lyon veut varier son recrutement. « Nous ne nous ouvrons pas seulement aux lycées de banlieue. Nous avons décidé de ne pas remettre en cause le concours, mais d'aider des lycéens à mieux se préparer » explique Gilles Pollet, directeur de l'Institut. Pour organiser l'ouverture, l'IEP a répondu à un appel d'offres lancé par le ministère de l'Education et par le ministère à la Promotion de l'égalité des chances.
En novembre, l'IEP a signé une convention avec le lycée Colbert. Mercredi 28 février, c'est une convention avec le lycée ardéchois qui a été signée.
Le lycée Marcel-Gimond, 1 200 élèves, le plus gros effectif des lycées du département, recrute dans dix collèges du sud de l'Ardèche. « Nous avons un recrutement très varié au niveau des catégories socioprofessionnelles. Le mélange est intéressant. Nous possédons des sections audiovisuel, théâtre, culture, international, techniques de l'information et de la communication » explique Jean-François Berteaux, proviseur, satisfait de la marche rapide du dossier.
Enthousiasme au lycée
L'annonce d'une convention avec l'IEP a suscité beaucoup d'enthousiasme. Fin février, le conseil d'administration a dit oui à l'unanimité. Les enseignants sont très intéressés. Des élèves de première ont demandé s'ils pourraient assister aux conférences d'enseignants de l'IEP. L'ouverture fait tomber des barrières, gomme les autocensures.
Des enseignants de l'IEP aideront les lycéens à préparer le concours. Préparer une dissertation d'histoire, suivre l'actualité en vue d'intégrer « science po » ce n'est pas comme préparer le bac. « En préparant bien les épreuves, quels que soient le niveau, le milieu auquel on appartient, il n'est pas obligatoire d'être parmi les meilleurs au lycée pour réussir. Vous ne serez pas tous ici l'année prochaine, mais cette préparation sera utile. Nous remplissons notre mission de service public » avertit chaleureusement Gilles Pollet, à la quinzaine de lycéens ardéchois.
L'Institut d'Etudes Politiques de Lyon ne s'arrêtera pas en si bon chemin. Des conventions seront signées avec le lycée Georges-Brassens (Rive-de-Gier), Claude-Bernard (Villefranche-sur-Saône), de Nantua et Jean Paul-Sartre, de Bron.
Michel Deprost mdeprost@leprogres.fr
Source : le Progrès
Nous ne palabrerons pas sur la discrimination positive, outil n'apportant pas l'égalité tant fantasmée, mais outil de quota ethnique, visant à appliquer de fond en comble le métissage de la France.
Cette hypocrisie se révèle lorsque ses promoteurs, dans ce cas, déclarent ne plus viser les seuls lycées de banlieue, en donnant l'exemple d'un lycée multi-communautariste où des jeunes maghrébines avaient reçu des jets de pierre pour cause de rûpture du jeûne... Pour ce qui est des autres lycées de la région lyonnaise, le constat est le même.
Mais il y a presque plus grave, outre une autre source d'achat de la paix socialo-ethnique, que sont les enseignants de l'IEP délégué à ces lycées, c'est ce qu'ils vont y faire. Ils vont apprendre à préparer une dissertation d'Histoire et à s'intéresser à l'actualité, car "il n'est pas obligatoire d'être parmi les meilleurs au lycée pour réussir"... En somme l'élève peut être médiocre, n'avoir aucun intérêt pour l'actualité et la politique, encore moins pour l'Histoire, mais si il fait partie des quotas visés, il pourra faire partie de Science Po. Nous pouvons nous dire qu'à ce rythme là, Science Po périclitera à plus ou moins long terme, mais d'ici là, ces élèves ci auront directement le destin du pays en main, bravo Sarkozy!
10:15 Publié dans Département | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle, présidentielle 2007, Jean-Marie le Pen, election, discrimination positive



