16.05.2007

Au Conseil général du Rhône, en mai, "fais ce qu'il te plaît"

Lors de sa séance du 30 mars dernier, le Conseil général du Rhône a validé la dépense engagée par le président du Conseil général, quelques semaines plus tôt, relative à l'achat de 1 830 places en virage et 85 places en tribune Jean-Jaurès du stade de Gerland pour assister au match de huitième de finale de la Ligue des champions qui s'était déroulé le 5 mars, pour une somme de 67 090 euros. « Entre nos deux séances, j'ai procédé à l'acquisition de ces places qui vous ont été remises pour les jeunes licenciés des clubs de sport et autres associations de quartier du Département », indiquait sobrement à ses collègues, le nouveau MoDem Michel Mercier.
Le vote s'est conclu aussi vite qu'un coup franc gagnant de Juninho en plein dans la lucarne. Pourtant, à cette même date, les conseillers généraux ne pouvaient ignorer que le tribunal administratif venait d'annuler une dépense similaire, de 1 209 530 euros correspondant à l'acquisition des places de foot pendant l'année écoulée auprès de l'OL ainsi que des billets de l'Asvel. Les juges avaient considéré que le Département du Rhône n'avait pas défini « la nature et l'étendue de ses besoins avant de procéder à l'achat des places », ni démontré que ces dépenses étaient justifiées par un « intérêt départemental ». Pire, le Département avait reconnu que les abonnements « Club OL » à 620 euros étaient répartis entre les conseillers généraux, « qui les distribuaient librement et sans contrôle ».
N'y aurait-il donc que le contribuable caluirard à l'origine de l'action en justice devant le tribunal administratif qui trouve à redire ?

Sophie Majou
smajou@leprogres.fr

Source : le Progrès

Pour répondre à la candide question de la journaliste, qu'importe qui y trouve à redire, puisque même lorsque le tribunal administratif annule cette malversation, ce qui est vraiment la moindre des choses (amusez vous à détourner de cette façon de l'argent d'une commune pour vos loisirs et vous verrez ce qu'il en coûte au quidam moyen...), le Conseil général du Rhône, son président Michel Mercier en tête, réitère directement.

En clair, le Conseil général du Rhône se moque complètement des décisions du tribunal administratif et se moque encore plus des contribuables qui voient leur argent servir à acheter des places de football...