02.04.2007

« Limitons les transports et créons de l'emploi de proximité »

Dominique Viel est chef de la mission de contrôle « écologie et développement durable » au ministère des Finances:

Quels sont les acteurs qui peuvent faire bouger les choses : les Etats, les consommateurs, les industriels ?
"Chaque acteur est concerné et a son rôle à jouer. C'est à l'Etat de fixer les règles, aux entreprises de les appliquer, mais aussi de prendre des initiatives innovantes, au consommateur de moduler et d'orienter ses actes d'achat. Si un acteur est défaillant, rien ne marchera vraiment."

"Limitons les transports et créons de l'emploi de proximité"

Source : le Progrès 

 

 A remarquer en premier lieu qu'un souffle d'écologie, une brise légère, traverse dorénavant l'esprit des politiques du sérail. L'on peut maintenant entendre parler de limitation des transports et d'emploi de proximité. C'est un début, mais si l'action politique se résoud à cela, cela ne fera que repousser la résolution positive ou négative de la convergence des catastrophes environnementales.

 

Il en est de même pour cette distribution des rôles à jouer, c'est un fait que toutes les parties de la société soient actrices d'une politique menée par le Gouvernement, mais le politique ne doit se laisser supplanter par l'économique, que ce soit le capitalisme effréné de certaines entreprises ou que ce soit le consumérisme latent de la population. C'est au Gouvernement de déterminer une politique, en concertation avec tous les acteurs de la société, et de la faire appliquer.

 

Et cette politique environnementale ne peut se limiter à de pieux voeux, dont les actes sont en contradiction.

Ainsi on ne peut parler de limiter les transports si l'on ouvre les frontières économiques à tout vent, on ne peut limiter les transports si nous devons faire "nos courses" en Europe, du Portugal à la Pologne, et bientôt dans le monde entier (ce qui est déjà, mais qui risque d'être totalement, la France étant sur le point de devenir uniquement un pays de services). On ne peut les limiter si l'on continue de vouloir augmenter les échanges économiques avec des pays éloignés qui n'ont pas besoin de nous pour vivre, mais qui sont forcés à adopter nos modes de consommation, alors que les populations de nos pays et de leurs pays y perdent.

De ce fait on ne peut limiter les transports si la production vivrière de notre pays est en passe d'être totalement délocalisée.

 Et on ne peut non plus parler de créer d'emplois de proximité, quand il y a autant de délocalisation, quand le "patriotisme économique",ne joue que pour des coups médiatiques. On ne peut créer des emplois de proximité quand on résonne qu'en termes d'échanges internationaux de capitaux, quand on ne résonne que sur un mode mondialiste.

Ni mondialiste, ni alter-mondialiste, pour créer des emplois de proximité on ne peut résonner qu'en termes nationalistes.  

 

22.03.2007

Anima

Les maltraitances dont sont victimes les animaux ont toujours attiré l’attention de la droite nationale. Comme le rappelait Jean-Marie Le Pen lors de son discours prononcé à Nantes le 11 février sur le thème de « l’Ecologie », « la manière dont un peuple traite les animaux, y compris ceux dont il se nourrit, est révélateur de son niveau de conscience morale ». Or, les conditions de vie des animaux n’ont cessé de se dégrader ces dernières années, comme l’illustrent notamment toute une série d’affaires sordides, notamment les combats de chiens clandestins dans les cités, sans même parler de la façon dont sont sacrifiés de nombreux moutons lors de l’Aïd el Kébir… Invitée de France Inter le 6 mars, le député européen FN Lydia Schénardi a relevé que « la maltraitance animale ne représente hélas pas la moindre préoccupation pour nos hommes politiques ». L’élue frontiste a proposé deux axes d’actions : « appliquer sans complaisance la répression et les sanctions qui s’imposent à tout délit de maltraitance. (…) Il faut absolument permettre aux autorités locales de pouvoir intervenir sur les lieux, éventuellement assistées d’associations de protection animale, le plus rapidement possible ». Il s’agit aussi « d’éduquer et de sensibiliser » les plus jeunes à la condition animale, « dans le mot animal est contenu le terme anima, en latin cela signifie âme » : « un chien, un chat, une tortue ne sont pas des objets, des consoles Nintendo avec lesquelles on joue et que l’on laisse dans un coin quand ils ne présentent plus d’intérêt (…). Nous ne sommes jamais obligés d’acheter un animal. Aussi la notion de responsabilité, d’engagement, de contrat moral, doit absolument être enseignée aux enfants ». Concernant les animaux destinés à la boucherie, Lydia Schénardi s’est félicitée du fait que « la situation des élevages est désormais en partie supervisée par les services vétérinaires et les situations dramatiques sont heureusement de plus en plus rares. Toutefois la maltraitance s’observe encore dans le transport de ces animaux » a-t-elle indiqué, plaidant pour une réduction des durées de transfert par le recours à des « abattoirs de proximité » et le « développement du ferroutage pour les animaux qui sont destinés à l’étranger ». « Beaucoup reste à faire mais ne n’est pas impossible, il s’agit en vérité d’une simple volonté politique » relève encore le député européen frontiste.

Source : FDAmag.fr