13.06.2007

Une russie réconciliée

"Des millions de gens dans le monde lient le nom et les oeuvres d'Alexandre Issaevitch Soljenitsyne au sort de la Russie elle-même", a déclaré M. Poutine devant un parterre de personnalités, dont l'épouse de l'écrivain Natalia qui a reçu le prix au nom de son mari, trop âgé et fragile à 88 ans pour se déplacer."Il a dédié pratiquement toute sa vie, à travers ses travaux scientifiques et son travail littéraire éminent, à la patrie. Comme il l'a dit lui-même : +La Russie, c'est nous-mêmes. Nous sommes sa chair et son sang, son peuple+", a ajouté le président.

Peu après, Vladimir Poutine qui était officier du KGB quand l'écrivain vivait en exil, lui a rendu visite dans sa maison de Troïtse-Lykovo, au nord-ouest de Moscou, pour le féliciter personnellement.

Le Prix Nobel, en fauteuil roulant, est apparu émacié mais heureux d'accueillir son hôte. "J'apprécie beaucoup votre visite", a-t-il dit, selon des images retransmises à la télévision russe.

Les deux hommes ont parlé de "la situation en Russie" et du "futur du pays", a déclaré le président, cité par les agences russes, à l'issue de la visite. "Il a attiré mon attention sur la nécessité de soutenir les petites et moyennes entreprises et la classe moyenne en Russie", a-t-il dit.

Auparavant, dans un message vidéo retransmis au Kremlin, l'ancien dissident, dont les apparitions publiques sont de plus en plus rares, s'était dit "très flatté de l'attention portée à son travail".

"A la fin de ma vie, je peux espérer que le matériel historique (...) que j'ai collecté entrera dans les consciences et la mémoire de mes compatriotes", a-t-il noté.

"Notre expérience nationale amère aidera, en cas de nouvelles conditions sociales instables, à nous prévenir d'échecs funestes", a dit l'écrivain.

Alexandre Soljenitsyne a révélé au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans ses ouvrages "Une journée d'Ivan Denissovitch", "Le premier cercle" et "L'Archipel du Goulag".

Prix Nobel de littérature en 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux Etats-Unis, jusqu'à son retour en Russie en 1994. Il reste très attaché à la défense de l'identité russe et de l'orthodoxie.

Il a reçu le Prix d'Etat pour "accomplissements exceptionnels dans le domaine humaniste". Ce prix avait été décerné l'an dernier au Patriarche russe Alexis II.

Source : la Tribune de Genève 

 

 

05.06.2007

Pratique du culte non musulman en Algérie : l’Etat fixe les règles du jeu

Les pouvoirs publics ont décidé de mettre le holà dans la pratique des cultes non musulmans en Algérie. En effet, plus d’une année après l’adoption de l’ordonnance n°06-02 bis du 28 février 2006, fixant les conditions d’exercice des cultes autres que musulman, un décret exécutif vient d’arrêter définitivement les nouvelles règles pour ce genre d’activités religieuses.

Le texte en question, qui porte sur les conditions et modalités du déroulement des manifestations religieuses des cultes autres que musulman, a été publié dans le Journal officiel. Ses dispositions s’inspirent largement de celles édictées par l’ordonnance de février 2006, sommant les étrangers résidant en Algérie de se constituer en association pour pouvoir exercer librement leur culte. Ainsi, dans son article 2, le décret définit d’abord la notion de manifestation religieuse qui est « un rassemblement momentané de personnes, organisé dans les édifices accessibles au public par des associations à caractère religieux ». Il va de soi que ce décret exclut formellement toute autre activité cultuelle qui n’obéirait pas à ces exigences.

Le législateur met un autre tour de vis à la pratique religieuse occulte, en subordonnant la manifestation à un feu vert préalable du wali (le préfet) comme précisé dans l’article 3. Les organisateurs de l’activité religieuse doivent en effet formuler une demande « au moins cinq jours » avant son déroulement. Et comme pour identifier les auteurs, les pouvoirs publics exigent désormais que ladite déclaration soit signée par trois personnes jouissant de leurs droits civils et qu’elle comporte tous les renseignements liés à la manifestation. « Il s’agit notamment des noms, prénoms et domicile des organisateurs, de l’objet de la manifestation, de la dénomination et le siège de l’association, du lieu, du jour, de l’heure et de la durée du déroulement de la manifestation. »

Les organisateurs devront également indiquer le nombre envisagé de participants et les moyens prévus pour assurer son bon déroulement « depuis son début jusqu’à la dispersion des participants ». Une fois cette déclaration faite par un représentant « dûment mandaté », l’administration délivre un récépissé indiquant les coordonnées des organisateurs et les numéros des pièces d’identité des personnes ayant fait la déclaration. Le décret exécutif autorise le wali à demander aux organisateurs « 48 heures après le dépôt de la déclaration » de changer le lieu de la manifestation en proposant un lieu présentant les
garanties nécessaires à son bon déroulement en matière d’hygiène, de salubrité et de tranquillité publique.

L’article 6 de ce décret donne également la latitude au wali d’interdire tout simplement « toute manifestation qui constitue un danger pour la sauvegarde de l’ordre public et en informer les organisateurs ».

Cela étant dit, bien que le législateur ne fait aucune allusion à un quelconque culte étranger, il est loisible de deviner qu’il s’agit d’un texte ciblant principalement le prosélytisme des évangélistes. En effet, depuis quelques années, la campagne d’évangélisation défraye la chronique nationale au point de susciter une grosse polémique sur son ampleur et sa propagation géographique. La Kabylie est ainsi citée — à tort ou à raison — comme le fief de prédilection de ces prosélytes en herbe. Sous couverts de tourisme, d’activités humanitaires et autres partenariats associatifs, des missionnaires — sans soutanes — s’adonnent à une évangélisation, y compris dans certains villages. Des écoles et autres locaux désaffectés font office de chapelles et de petites églises où sont célébrées les messes. Mais le phénomène est loin d’être circonscrit à la Kabylie. La pratique du prosélytisme évangéliste au sud du pays passe pour un fait de société presque normal d’après certaines sources. Ce sont justement ce genre de manifestations à l’ombre de la loi que les autorités entendent bannir à travers ce décret afin de pouvoir éviter d’éventuels dérapages dans la pratique religieuse.

Il y a lieu de préciser que la communauté catholique est la minorité religieuse la plus représentée en Algérie. Elle est estimée à quelque 11 000 fidèles, selon les statistiques du ministère des Affaires religieuses.

Source : AMI France 

 

Que l'état algérien considère que le prosélytisme des évangélistes peut mener à des conflits sociaux et à une intrusion culturelle et qu'il fasse contre est son droit le plus légitime. Mais pour ce qui est de l'application de la liberté de culte, nous voyons ici que le FLN est resté le même, piailleries victimisantes d'un côté et totalitarisme de l'autre, ceci aidé des islamistes algériens, qui ont en terre de conquête exactement le même discours.

Ceci dit, ce qui se passe en Algérie ne nous regarde pas outre mesure, mais attitude normale en relations internationales, nous pourrions émettre l'idée d'une réciprocité dans ce domaine, déjà avec les 768 000 algériens ( non français et n'ayant pas la double nationalité donc) inscrits sur les listes électorales algériennes et vivant en France. 

17.04.2007

L'ennemi de Poutine veut la révolution

Suite à la campagne menée contre Poutine dans les media français, contre son "autoritarisme", son nationalisme, il faut remettre les pendules à l'heure suite aux manifestations anti-régim, qui n'ont réuni que quelques centaines de personnes et s'intéresser au cas Berezvosky:

Le milliardaire russe Boris Berezovsky, qui vit en exil à Londres, assure qu’il prépare une révolution en Russie pour renverser Vladimir Poutine, selon un entretien publié par le quotidien The Guardian.

“Nous avons besoin de la force pour changer ce régime”, déclare Berezovsky, qui bénéficie de l’asile en Grande-Bretagne, au quotidien. “Il n’est pas possible de changer ce régime par des moyens démocratiques. Il n’y aura pas de changement sans force ni pression”.

Interrogé sur la préparation d’une éventuelle révolution, Berezovski répond : “Vous êtes tout à fait dans le vrai”.

A la difference de son pianiste d’homonyme, BorisBerezovsky prefere les Melodies en Sous-sol.

Dans la lignée de ses compères Khodorkovsky ou Abramovitch, l’oligarque ne bénéficie pas d’une cote de popularité très élevée au pays. Soupçonné d’avoir construit son immense fortune avec la benediction d’Eltsine sur les ruines de l’ancienne URSS, Berezovsky traine un lourd passif.

Il est également accusé d’avoir sa part dans les différents trafics qui infestent une Tchétchénie dévastée par la guerre. Il n’a d’ailleurs jamais caché ses affaires avec le sanguinaire leader séparatiste, Chamil Bassaïev.

Il est aussi fortement soupçonné d’avoir commandité le meurtre du journaliste Paul Klebnikov, auteur d’une biographie acerbe sur sa personne.

Source : Altermedia France 

04.04.2007

Charité bien ordonnée commence par soi même

« Trahison », « échec », « chiffres artificiels », les ONG ne décoléraient pas hier à la lecture des données publiées par le Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE, qui restait, lui, très factuel : l'aide des riches aux pays pauvres « a baissé de 5,1 % l'année dernière à 103,9 milliards de dollars contre 106,8 en 2005. » Son premier recul depuis 1997.
 
Là où l'affaire est d'une amère ironie, c'est que si 2005 a été une année record en matière d'aide, c'est principalement le fait... d'allégements de dettes, à hauteur de 20 %, au bénéfice de pays « géostratégiquement corrects » : le Nigeria et l'Irak. En 2006, pas (ou peu) de remises de dettes se traduisent donc par un recul de l'aide.
 
Les États-Unis ne s'en sortent pas trop mal, en valeur absolue, avec une enveloppe de 22,7 milliards de dollars. Mais celle-ci a chuté de 20 % en termes réels, Washington ayant décidé en 2005 de passer un coup d'éponge total sur ses créances en cours avec l'Irak. L'Union européenne se félicitait hier d'avoir dépassé l'objectif qu'elle s'était fixé, passer de 0,39 % à 0,42 % de son PIB, soit 48 milliards d'euros. Mais selon Concord, une confédération de 1 600 ONG européennes, les gouvernements européens, dont la France, « ont gonflé leurs chiffres : un tiers de l'aide n'est pas réel. Ce ne sont qu'annulations de dettes ! »
 

Reste que l'Afrique - à qui les huit pays les plus riches de la planète avaient promis la main sur le coeur, lors du sommet de Gleneagles, d'augmenter l'aide de 50 milliards de dollars d'ici à 2010 - va devoir attendre. Sauf, souligne l'OCDE, si les pays riches « doublent le rythme de croissance annuel de l'aide qu'ils octroient ». Ce qui semble compromis puisque cela fait déjà plus de trente ans qu'ils peinent à respecter leurs engagements.

Source : le Figaro 

 

L'aide aux pays "pauvres" (comprendre : pays ayant du mal à entrer dans le moule productiviste, dont les trusts internationaux et les autorités aux pouvoirs abusent des populations, dont tous les maux sont prétendus de la faute de l'entité "Homme blanc"), est une charité qui leur est faite de la part des pays dits riches, riches dans la différence avec ces pays pauvres, alors qu'ils se paupérisent tous petit à petit.

Si il y avait une aide réelle à offrir à ces pays ce serait de s'autogérer, selon leur mode culturel, hors les économismes occidentaux qui ont prouvé leur inefficacité à gérer convenablement des pays et leurs peuples.

Mais les tenants de ces idéologies économistes étant au pouvoir aussi bien dans les pays "pauvres" que dans les pays "riches", ce n'est pas le cas, donc l'aide promulguée est financière et se teinte de culpabilisation. Mais doit on comprendre que cette aide n'est plus un choix, mais est devenu un devoir? Et que cette aide n'a que vocation a augmenté éternellement?

Et le plus important, d'après un constat sur le rapport entre les aides et l'état des pays visés, peut on considérer ces aides comme efficaces? Ne devrait on pas revoir de fond en comble le système d'attribution et de gestion?  Revoir la politique d'occidentalisation de ces pays? Car une chose est sûre c'est que, moralement ou non, nous ne sommes pas prêts à remplir un trou sans fond, même si nous le voulions, nous ne le pourrions pas.