13.06.2007

La 14 ème circonscription du Rhône et le parti musulman de France

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Source : Novopress Lyon 

L'abstention, combien de divisions?

Paru dans Libération mardi 12 juin, l’étude réalisée par LH2 sur le premier tour des législatives modère l’enthousiasme de ceux qui, à l’instar des caciques de l’UMP qui se sont succédés sur les plateaux dimanche soir, ont martelé doctement que les électeurs FN étaient solubles dans le sarkozysme. Cette enquête relève que ce sont « les jeunes et les électeurs du Front National qui ont le plus boudé les urnes », abstention qui a frôlé les 40%. « Par-delà la très large victoire de l'UMP, les Français demeurent prudents face à l'expérience Sarkozy, et ils en perçoivent dès aujourd'hui certaines limites » note François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2, qui explique qu’il « est inexact de soutenir que la gauche aurait été plus abstentionniste que la droite ». « C'est en fait chez les partisans de Jean-Marie Le Pen que l'on trouve le plus d'électeurs ayant refusé de se rendre aux urnes ». ¬ Soulignant l’incontestable transfert d’une partie des voix lepénistes à la présidentielle et frontistes sur les candidats de l’UMP lors de ce premier tour des législatives, le sondage LH2 montre qu'il serait néanmoins « imprudent d'en déduire que les voix frontistes (…) ont toutes rejoint le giron de la droite parlementaire. 58 % des sondés se sentant proches du FN, et 44 % des électeurs de Jean-Marie Le Pen ne sont pas allés voter le 10 juin ». M. Miquet-Marty croit pouvoir en tirer la conclusion que cette grève du vote d’une partie non négligeable de l’électorat patriote s’explique par le fait que ledit électorat ce serait détourné de la figure même de Jean-Marie Le Pen, électeurs qui « n’auraient pas été convaincus par l'offre électorale proposée par le Front national ». A dire vrai, il semblerait plutôt que la très large victoire annoncée depuis des semaines de l’UMP aux législatives, succédant aux promesses mirifiques teintées de tricolore de M Sarkozy lors de la présidentielle, aient largement contribué à la démobilisation des électeurs nationaux. Lesquels attendent de juger sur pièce dans les prochains mois les résultats de la politique qui sera menée.

Source : FDAmag.fr 

Une russie réconciliée

"Des millions de gens dans le monde lient le nom et les oeuvres d'Alexandre Issaevitch Soljenitsyne au sort de la Russie elle-même", a déclaré M. Poutine devant un parterre de personnalités, dont l'épouse de l'écrivain Natalia qui a reçu le prix au nom de son mari, trop âgé et fragile à 88 ans pour se déplacer."Il a dédié pratiquement toute sa vie, à travers ses travaux scientifiques et son travail littéraire éminent, à la patrie. Comme il l'a dit lui-même : +La Russie, c'est nous-mêmes. Nous sommes sa chair et son sang, son peuple+", a ajouté le président.

Peu après, Vladimir Poutine qui était officier du KGB quand l'écrivain vivait en exil, lui a rendu visite dans sa maison de Troïtse-Lykovo, au nord-ouest de Moscou, pour le féliciter personnellement.

Le Prix Nobel, en fauteuil roulant, est apparu émacié mais heureux d'accueillir son hôte. "J'apprécie beaucoup votre visite", a-t-il dit, selon des images retransmises à la télévision russe.

Les deux hommes ont parlé de "la situation en Russie" et du "futur du pays", a déclaré le président, cité par les agences russes, à l'issue de la visite. "Il a attiré mon attention sur la nécessité de soutenir les petites et moyennes entreprises et la classe moyenne en Russie", a-t-il dit.

Auparavant, dans un message vidéo retransmis au Kremlin, l'ancien dissident, dont les apparitions publiques sont de plus en plus rares, s'était dit "très flatté de l'attention portée à son travail".

"A la fin de ma vie, je peux espérer que le matériel historique (...) que j'ai collecté entrera dans les consciences et la mémoire de mes compatriotes", a-t-il noté.

"Notre expérience nationale amère aidera, en cas de nouvelles conditions sociales instables, à nous prévenir d'échecs funestes", a dit l'écrivain.

Alexandre Soljenitsyne a révélé au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans ses ouvrages "Une journée d'Ivan Denissovitch", "Le premier cercle" et "L'Archipel du Goulag".

Prix Nobel de littérature en 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux Etats-Unis, jusqu'à son retour en Russie en 1994. Il reste très attaché à la défense de l'identité russe et de l'orthodoxie.

Il a reçu le Prix d'Etat pour "accomplissements exceptionnels dans le domaine humaniste". Ce prix avait été décerné l'an dernier au Patriarche russe Alexis II.

Source : la Tribune de Genève 

 

 

12.06.2007

Résultats des législatives 2007 dans le Rhône

 1 ère circonscription, Morin : 4.07%

2 ème circonscription, De Reinach : 2.98%

3 ème circonscription, Boury : 4.25%

4 ème circonscription, Gratien : 3.70% 

5 ème circonscription, De Penfentenyo : 3.79%

6 ème circonscription, Poncet : 4.65%

7 ème circonscription, Gillman : 5.30%

8 ème circonscription, Daquin : 4.96%

9 ème circonscription, Barbier : 8.34%

10 ème circonscription, Marion : 4.31%

11 ème circonscription, Perret : 5.14%

12 ème circonscription, Torrent : 3.55%

13 ème circonscription, Gollnisch : 6.95%

14 ème circonscription, Benedetti : 6.49%

« Ce n'est pas parce que vous êtes battu aux élections que vous avez forcément tort », a déclaré M. Gollnisch, hier. « Nous correspondons à une tendance de fond : le débat politique va s'organiser de plus en plus autour de la question de la défense des identités d'une part ou du mondialisme de l'autre », a-t-il ajouté. [Source : le Progrès]

« Les Français n'ont pas voulu la vérité… »

 « Nous ne serons pas à l'Assemblée nationale, hélas... J'ai reconnu à Nicolas Sarkozy un très grand talent d'illusionniste, mais l'illusionniste va devoir descendre de scène à un moment donné, et par conséquent, il va devoir se colleter avec les faits qui sont têtus » a déclaré Jean-Marie Le Pen dimanche soir. « Les Français n'ont pas voulu la vérité, ils ont préféré le mensonge doré de l'illusionniste Nicolas Sarkozy à la réalité froide décrite par le FN ». Le président du FN a donc pris acte de la « défaite » de son Mouvement (4,40%, 1 116 000 voix), soulignant aussi que « l’Assemblée nationale est moins que jamais représentative puisque les Français se sont peu mobilisés. Les Français ont compris que le vrai pouvoir est à Bruxelles », à l’heure où 60% des lois qui s’appliquent dans notre pays se décident dans les cénacles européens et non au parlement français. Mais il aussi exhorté les patriotes à ne pas céder au découragement, rappelant que la longue marche du FN avait vu se succéder revers et victoires. « Nous serons là demain », « c'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière » a-t-il affirmé, alors que d’aucuns rappelaient qu’au 5% des européennes de 1999 succéda la qualification du président du FN au second tour de la présidentielle, et qu’après les 5% obtenus aux cantonales de 1988, suivi un an après l’élection de Marie-France Stirbois à l’assemblée au scrutin majoritaire. Jean-Marie Le Pen a également une nouvelle fois dénoncé un mode de scrutin inique, l’absence de proportionnelle qui explique en partie le taux d’abstention très élevée. Ce que relevait Bruno Gollnisch également sous une forme imagée sur le plateau de France 2 : « les gens ne vont pas au cinéma quand il n’y pas de film dans la salle ». Or, la certitude claironnée d’une large victoire de l’UMP et la quasi assurance d’une absence de députés FN à l’assemblée a eu à l’évidence un effet très démobilisateur sur l’électorat patriote, malgré les mise en garde répétées des dirigeants du FN. Invité de I-Télé lundi, le Délégué général du FN a relevé qu’il était indéniable qu’une partie de l’électorat traditionnel frontiste a été séduit par le fait que « Nicolas Sarkozy et l'UMP aient repris les thèmes du Front National. Les thèmes mais pas, et c'est tout le problème justement, les mesures concrètes et cohérentes que nous proposons . « Ce n'est pas parce que vous êtes battu aux élections que vous avez forcément tort », a observé le dirigeant frontiste. Autant dire que Nicolas Sarkozy est « attendu au tournant dans un débat politique où le FN correspond à une tendance de fond, un débat qui va s'organiser de plus en plus autour de la question de la défense des identités d'une part ou du mondialisme de l'autre ». « Nous sommes des gens qui avons toujours préféré être battus sur nos idées plutôt que d'être élus sur celles des autres a-t-il ajouté. Par conséquent nous avons une certaine expérience de l'adversité ! ».

Source : FDAmag.fr