25.06.2007

Une armée de plus en plus désarmée

Communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen

Si l’on en croit le ministre dit de la Défense Hervé Morin, la destruction de la défense nationale engagée par Jacques Chirac doit se poursuivre et s’accélérer sous Nicolas Sarkozy.

Selon ses déclarations au Bourget, même des programmes déjà engagés ne pourront pas être tenus.

La perspective est donc celle d’une armée de plus en plus désarmée.

On ne comprend que trop pourquoi Nicolas Sarkozy a choisi comme ministre de la Défense un euromondialiste : ce ministre peut ainsi annoncer sans le moindre état d’âme que la France a vocation à ne plus être la France.

Saint-Andéol-le-Château: un gendarme abattu par un cambrioleur

Le chef d'escadron Norbert Ambrosse, âgé de 38 ans et père de quatre enfants, deuxième adjoint au commandant du Groupement de gendarmerie du Rhône, a été abattu d'un coup de fusil alors qu'il dirigeait un dispositif visant à interpeller des cambrioleurs. Le drame s’est déroulé vers 1 heure du matin dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Andéol-le-Château dans le département du Rhône, à une trentaine de kilomètres au sud de Lyon.
 

 Disposant d'informations sur un possible braquage d’un stand de tir, la gendarmerie avait dépêché une équipe de 15 personnes sur les lieux lorsque les cambrioleurs, au nombre de quatre, sont entrés par effraction. Après la sommation des gendarmes, un des cambrioleurs a ouvert le feu, tuant d'un seul coup de fusil le chef d'escadron Norbert Ambrosse, situé à cinq mètres et touché au thorax. Les gendarmes sont ensuite parvenus à maîtriser trois cambrioleurs, dont le tireur, qui ont été interpellés et placés en garde à vue. Un quatrième, qui avait réussi à prendre la fuite, a été arrêté dimanche en fin d'après-midi. L'homme a été interpellé vers 17h à son domicile à Meylan (Isère) sans aucune difficulté, a-t-on précisé au parquet de Lyon en soulignant qu'il serait entendu au même titre que les autres suspects.
 

 Les trois personnes arrêtées sont entendues dimanche à la brigade de gendarmerie de Givors, dans le Rhône. L'enquête a été confiée à la Section de recherche de Lyon.Le suspect est "un homme de 35 ans, un ancien militaire domicilié dans l'Isère, passionné d'armes à feu, qui a déjà été condamné il y a quelques années pour des faits de violence à Lyon", a précisé dimanche le vice-procureur de la République de Lyon, Pierre Lauzeral.


  "Lourd tribut"
Adressant "ses plus sincères condoléances et son profond soutien" à la famille et aux proches de la victime, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a souhaité que les responsables de sa mort soient rapidement "remis à la justice".

Le ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie, mais aussi le ministre de la Défense, Hervé Morin et le premier ministre, François Fillon ont exprimé leur "vive émotion" après ce drame. Le chef du gouvernement a exprimé "une pensée toute particulière pour l'épouse et les quatre enfants" de l'officier, estimant qu'"une fois encore, la gendarmerie paye un lourd tribut dans la lutte contre l'insécurité". 


  Un rôle dans l’affaire des paillotes corses
  On a par ailleurs appris que Norbert Ambrosse était l'un des huit protagonistes condamnés dans l'affaire "des paillotes" en Corse en 1999. Il avait été condamné en 2002 à deux ans de prison, dont six mois ferme pour avoir, avec quatre autres gendarmes, mis le feu à la paillote "Chez Francis", sur une plage du golfe d'Ajaccio, dans la nuit du 19 au 20 avril 1999.


  Lors du procès, il lui avait été reproché de s'être laissé "entraîner à commettre une infraction pénale" par son supérieur, le colonel Henri Mazères, et d'y avoir "entraîné ceux qui étaient placés sous ses ordres sans rien tenter pour les protéger de cette action". Devant le tribunal correctionnel d'Ajaccio, l'officier de gendarmerie avait affirmé que le colonel Mazères lui avait dit dans le plus grand secret que le "préfet Bernard Bonnet lui avait donné l'ordre d'incendier des paillotes". Outre Norbert Ambrosse, sept protagonistes de l'affaire "des paillotes" avaient été condamnés.

 

Source : le Figaro 

L'américanisme

L'américanisme est la forme dominante de la déculturation occidentale véhiculée par son foyer principal, la société-nation des Etats-Unis.

L'américanisme constitue ce qu'il y a de plus occidental dans la culture de masse de la civilisation occidentale, du fait de la position centrale des Etats-Unis en tant que modèle de la société marchande, en tant que représentants privilégiés de l'égalitarisme, du biblisme, et enfin en tant que puissance d'exportation de moeurs que l'on doit qualifier de néo-primitives. L'Américanisme n'est donc nullement la modernité entendue comme futurisme. Parmi ses nombreux éléments constitutifs, retenons : la domination linguistique anglo-américaine, la diffusion homogénéisante de formes artistiques, vestimentaires, musicales, alimentaires, etc., de provenance et surtout de "style" américains (américanomorphe autant qu'"américains"); l'alignement des modes d'enseignement, des techniques de presse, de gestion, de communication, comme de l'imaginaire et des mythes sociaux sur la société américaine. La progression de l'américanisme se fait, notamment, par un système où entrent les modes culturelles et la consommation de produits, ou l'adoption de moeurs liées à ces modes ("complexe économico-culturel"). La critique de l'américanisation des cultures, américanisation qui entraîne pour les peuples la perte de leur indépendance économique et politique, est un vecteur idéologique particulièrement fructueux - un des thèmes sur lesquels peuvent se retrouver une nouvelle droite et une nouvelle gauche.

22.06.2007

Sommet européen des 21 et 22 juin 2007 / Constitution européenne : manoeuvre frauduleuse

Communiqué de presse de Bruno Gollnisch

Une des principales décisions du Conseil européen sera de convoquer une conférence intergouvernementale (CIG), et de définir le mandat de négociation de celle-ci, pour élaborer un nouveau traité européen.

Le projet de mandat de négociation de la CIG, tel qu'il circule depuis hier sous embargo, n'est pas un mandat, c'est une dictée ! Il n'y a rien à négocier : le document explique précisément sous quelle forme et à quel endroit des traités actuels introduire un à un les articles de la défunte Constitution européenne. Il préconise d'évacuer les mots qui pourraient attirer l'attention de l'opinion (Constitution, loi européenne, ministre des affaires étrangères, etc...), sans toutefois rien changer à leur substance. Dans ce pur exercice de réécriture, la Charte des Droits fondamentaux ne ferait plus l'objet que d'une référence, et deviendrait par là-même contraignante. Seul champ d'improvisation laissé aux gouvernements : la dénomination du Ministre européen des Affaires étrangères, pour l'instant appelé "[XXX]".

En bref, on repasse les plats à l'identique. Toute la Constitution européenne telle que rejetée massivement par les peuples français et néerlandais, est là : la présidence fixe, qui privera les Etats membres de l'accès à la directions de l'Union, les institutions, les procédures de décision à la majorité, qui nous auraient entraîné dans la guerre en Irak si elles avaient existé, la personnalité juridique internationale de l'Union, ainsi promue au rang de Super-Etat, les clauses "passerelles" et de révision simplifiée des traités, et les politiques que le candidat Sarkozy avait évacué de son propre projet de mini-traité.

Le Président de la République peut d'ailleurs mesurer à l'aune de ce document la portée de son influence en Europe. A moins que son "mini-traité" n'ait été qu'un tour de passe-passe et qu'il s'apprête à faire ce qu'il recommande à la Pologne : ne rien toucher, ne rien bloquer.

Ne serait-ce que pour sa crédibilité personnelle, M. Sarkozy a le devoir d'opposer son veto à ce mandat. Dans le cas contraire, les Français seraient en droit de se considérer comme abusés.

Une bonne chose

Le quotidien Le Monde en date du 21 juin s’attarde sur le gouvernement Fillon 2 dont la composition a été rendue publique mardi19 juin, « moins resserré que prévu (31 membres), moins paritaire (11 femmes pour 20 hommes) qu'annoncé, mais plus " ouvert " qu'attendu ». L'arrivée de Jean-Marie Bockel et de Fadela Amara - s'ajoutant aux nominations de Bernard Kouchner, Jean-Pierre Jouyet, Eric Besson et Martin Hirsch - porte désormais à six le nombre de ministres, secrétaires d'Etat et haut-commissaire issus des rangs du Parti socialiste et de la gauche (…). Autre raison de se réjouir pour le chef de l'Etat : la présence dans le gouvernement de trois personnalités issues de l'immigration, avec Rama Yade, Fadela Amara et Rachida Dati (…). Nicolas Sarkozy s'offre l'occasion de mettre en pratique la " discrimination positive ", qu'il a défendue, avant d'abandonner ce terme mal accepté par son camp et électoralement peu payant ». Une « ouverture » qualifiée sans surprise de « bonne chose » par le militant socialiste Dominique Sopo, président de SOS-Racisme. « Pour le chef de l'Etat, poursuit Le Monde, la présence de ces trois femmes qui ne cachent pas qu'elles auraient pu faire un bout de chemin avec la gauche, ou qui l'ont fait, est la preuve que la droite, sous sa conduite, a gagné la bataille idéologique. Qu'elle est devenue désirable » affirme Le Monde. Qu’elle est surtout totalement interchangeable avec la gauche ajouterons nous, puisque sur les grands dossiers qui engagent l’avenir de notre pays – notamment la dilution de ce qui reste de notre souveraineté nationale dans l’européisme, la poursuite de l’immigration dite légale à un rythme soutenu- les différences de vues entre l’UMP et le PS sont infimes. Pour l'heure, « M. Sarkozy est tout à sa joie d'avoir réussi un " bon coup " qui masque en partie le succès en demi-teinte des législatives » note encore ce quotidien. Alors que le Président de la République clame sa satisfaction d’avoir nommé une jeune femme d’origine sénégalaise, Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, confiant « même d'un air enthousiaste "qu'il y aura deux femmes noires sur la scène internationale: Condi Rice et Rama Yade ». Une comparaison qui n’est pour rassurer les adversaires du Nouvel ordre mondial et les partisans du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…

Source : FDAmag.fr