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27.04.2007

Des kosovars expulsés pour un "show" de la Gauche

« Dans notre pays nous sommes dangereux, je veux dire en danger... », raconte la jeune femme dans un français laborieux, visiblement très émue. Shpresa est de retour. Âgée de 25 ans, elle avait été expulsée avec ses trois jeunes en-fants (7, 4 et 3 ans, dont les deux derniers sont nés en France) et son mari vers le Kosovo en décembre dernier. Elle était en situation irrégulière depuis qu'elle était entrée clandestinement en France en 2001. Elle vivait près de Vesoul.

Hier, le Réseau éducation sans frontières (RESF), avec le concours de Jack Lang (PS), a organisé une conférence de presse à l'Assemblée nationale pour qu'elle raconte son histoire. Contre 7 000 euros versés à un passeur, la famille Raba a pu regagner Lyon en passant par l'Italie il y a quelques jours. « Elle va déposer une nouvelle demande d'asile », a expliqué hier le porte-parole de RESF, Richard Moyon. « Ce qui, selon lui, devrait lui permettre d'obtenir une nouvelle autorisation provisoire de séjour. » La partie est loin d'être gagnée. La famille Raba a déjà déposé deux demandes d'asile à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Chaque fois, elle a été déboutée. Et la Commission de recours des réfugiés a confirmé ces décisions. Son dossier risque fort d'être traité en procédure prioritaire et, sans éléments nouveaux, une nouvelle fois écarté.

 RESF : « Coûteux et inefficace »

Pour les associations qui ont soutenu la famille Raba depuis son expulsion, l'enjeu est pour l'instant ailleurs. « Un avion spécialement affrété pour l'occasion, une escorte policière d'une dizaine de personnes ont été nécessaires pour organiser leur expulsion, cela a coûté plus de 100 000 euros, raconte Richard Moyon de RESF. Nous apportons aujourd'hui la preuve qu'il s'agit d'une politique coûteuse et inefficace dès lors que, poussées par la misère, les familles dans leur situation sont prêtes à tout pour revenir en France. »

Hier, la conférence de presse s'est rapidement transformée en tribune pour les représentants de nombreuses organisations syndicales (CGT, CFDT, Unsa, SUD...) et des droits de l'homme (Cimade, LDH, Mrap...) mandatés pour l'occasion. C'est, à chaque intervention, « l'arbitraire de la politique de l'ancien ministre de l'Intérieur » qui a été condamné. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, a assuré que la « famille Raba remplissait les critères de la circulaire Sarkozy mais qu'ils n'avaient pas été appliqués » par l'administration. Guy Bedos, l'écrivain Dan Franck, Dominique Voynet (Verts), Alain Krivine (LCR) et Nicole Borvo (PCF) étaient également dans l'assistance.

Christiane Taubira, qui représentait la candidate socialiste, a expliqué que si « Ségolène Royal avait tâtonné en matière d'immigration, elle avait aujourd'hui les idées claires... Elle est du côté de l'humanité ». Sans s'être jamais prononcée sur ce cas précis. « Maintenant que la famille Raba est là, nous attendons de voir ce que va faire Nicolas Sarkozy s'il est élu », a ajouté Richard Moyon.

Le candidat de l'UMP devrait s'abstenir de répondre à la provocation de RESF à quelques jours du second tour de la présidentielle. Mais le dossier des familles avec enfants scolarisés, comme celui des Raba, sera l'un des tout premiers sur lequel « le » ou « la » futur(e) président(e) devra se pencher.

Source : le Figaro

Aujourd'hui reste aux français le choix présidentiel de deux "France", semble t'il, différentes. Celle de la Gauche, que nous voyons ici, de la médiatisation de la misère réelle ou inventée, en infraction totale de la loi, pour renforcer encore et toujours le remplacement de population en France. Et celle de la "Droite", la vision de Sarkozy, qui ne sachant aussi que jouer des valeurs "droitières" médiatiquement, n'ose même pas aller à l'encontre de cette réunion, ni du collectif RESF et encore moins à l'encontre de ce même remplacement de population prônée par la Gauche.

 En ce qui concerne l'Immigration, même si la nébuleuse d'associations et syndicats ne représente plus ne serait ce qu'1% de la population, en émettant un ordre moral, un coup de communication, elle est à la base de toute la politique du Système, car elle en fait partie. Ce qui laisse aux français, pour le second tour des présidentielles, le choix du non-choix.

 

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