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04.04.2007
Charité bien ordonnée commence par soi même
Là où l'affaire est d'une amère ironie, c'est que si 2005 a été une année record en matière d'aide, c'est principalement le fait... d'allégements de dettes, à hauteur de 20 %, au bénéfice de pays « géostratégiquement corrects » : le Nigeria et l'Irak. En 2006, pas (ou peu) de remises de dettes se traduisent donc par un recul de l'aide.
Les États-Unis ne s'en sortent pas trop mal, en valeur absolue, avec une enveloppe de 22,7 milliards de dollars. Mais celle-ci a chuté de 20 % en termes réels, Washington ayant décidé en 2005 de passer un coup d'éponge total sur ses créances en cours avec l'Irak. L'Union européenne se félicitait hier d'avoir dépassé l'objectif qu'elle s'était fixé, passer de 0,39 % à 0,42 % de son PIB, soit 48 milliards d'euros. Mais selon Concord, une confédération de 1 600 ONG européennes, les gouvernements européens, dont la France, « ont gonflé leurs chiffres : un tiers de l'aide n'est pas réel. Ce ne sont qu'annulations de dettes ! »
Reste que l'Afrique - à qui les huit pays les plus riches de la planète avaient promis la main sur le coeur, lors du sommet de Gleneagles, d'augmenter l'aide de 50 milliards de dollars d'ici à 2010 - va devoir attendre. Sauf, souligne l'OCDE, si les pays riches « doublent le rythme de croissance annuel de l'aide qu'ils octroient ». Ce qui semble compromis puisque cela fait déjà plus de trente ans qu'ils peinent à respecter leurs engagements.
Source : le Figaro
L'aide aux pays "pauvres" (comprendre : pays ayant du mal à entrer dans le moule productiviste, dont les trusts internationaux et les autorités aux pouvoirs abusent des populations, dont tous les maux sont prétendus de la faute de l'entité "Homme blanc"), est une charité qui leur est faite de la part des pays dits riches, riches dans la différence avec ces pays pauvres, alors qu'ils se paupérisent tous petit à petit.
Si il y avait une aide réelle à offrir à ces pays ce serait de s'autogérer, selon leur mode culturel, hors les économismes occidentaux qui ont prouvé leur inefficacité à gérer convenablement des pays et leurs peuples.
Mais les tenants de ces idéologies économistes étant au pouvoir aussi bien dans les pays "pauvres" que dans les pays "riches", ce n'est pas le cas, donc l'aide promulguée est financière et se teinte de culpabilisation. Mais doit on comprendre que cette aide n'est plus un choix, mais est devenu un devoir? Et que cette aide n'a que vocation a augmenté éternellement?
Et le plus important, d'après un constat sur le rapport entre les aides et l'état des pays visés, peut on considérer ces aides comme efficaces? Ne devrait on pas revoir de fond en comble le système d'attribution et de gestion? Revoir la politique d'occidentalisation de ces pays? Car une chose est sûre c'est que, moralement ou non, nous ne sommes pas prêts à remplir un trou sans fond, même si nous le voulions, nous ne le pourrions pas.
11:16 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle, présidentielle 2007, Jean-Marie le Pen, solidarité, aide aux pays pauvres




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