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14.03.2007

Des OGM en projet dans la Région

Des exploitations situées en Dombes, dans la Plaine de l'Ain et à Bourgoin-Jallieu pourraient accueillir des expérimentations de maïs transgéniques dès le printemps. Des essais grandeur nature pas encore validés, déjà controversés et qui a suscité une vive opposition de la Région Rhône-Alpes.

Du maïs génétiquement modifié poussera-t-il au printemps prochain à Faramans et Saint-Maurice-de-Gourdans ? Avec Bourgoin-Jallieu dans l'Isère, les deux communes de l'Ain font partie des sites d'expérimentations 2007 retenus en Rhône-Alpes par le ministère de l'Agriculture et de la pêche.
La consultation du public était ouverte sur le site ogm.gouv.fr/experimentations du 20 février au 13 mars. Vous l'avez raté ? Vous souhaitiez faire des « commentaires sur des risques particuliers » selon les termes de la procédure ? Pas de regret. A moins d'être bac +10 en biologie moléculaire, vous aviez toutes les chances de vous perdre dans les arcanes de dossiers techniques, parfaitement éloignés de vos petites considérations existentielles.
Les OGM restent une affaire de spécialistes. Ceux de la commission du génie biomoléculaire (CGB) qui rendent des avis « concluant à l'absence de risque pour la santé publique et l'environnement », rappelle le communiqué ministériel. Ceux des DRAF/SRPV (Directions régionales de l'agriculture et de la forêt/Services régionaux de la protection des végétaux) qui se chargent de l'enquête de terrain. En fonction de quoi, Dominique Bussereau signera (ou non) les permis. Ensemencement fin avril, début mai, comme le réclame tout plant de maïs qui se respecte.

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Source : le Progrès

Il est vrai que sur des sujets comme celui ci  peu sont aptes à juger du bien fondé des propositions, mais si il est nécessaire d'être spécialiste en la matière pour en débattre, ce qui rend la consultation publique plus démagogique qu'autre chose, ceci n'exclut pas une information objective du public.

De ce fait, sur nombre de sujets, la consultation devrait être remplacée par une information du public, après laquelle l'on pourrait le consulter sur des points généraux ou en incorporant des spécialistes représentatifs, peut être élus. Ceci pourrait éviter des consultations dont on ne fait aucune publicité, des délibérations purement idéologiques et des finalisations ne comprennant que le gain économique.

Pour ce qui est de l'information du public, elle se devrait d'être non partisane ou du moins d'une réelle contradiction, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, le public étant sous perfusion constante d'opinions qui lui sont étrangères ou plutôt d'une et d'une seule opinion, incorporant au gré du vent de pseudo-revendications qui sont assimilées comme partie de l'opinion unique.

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