13.03.2007
Discours de Jean-Marie le Pen à Lyon
Mesdames et messieurs,
Chers camarades,
Chers amis,
Quand l'état déplorable du pays l'exige, quand les piliers moraux de la société s'effondrent, minés par la décadence et le laisser-aller, quand l'indépendance de la nation est mise à l'encan, il est du devoir des plus lucides et des plus courageux, s'élevant au-dessus de leurs certitudes et de leurs dilections, de sonner le rassemblement sans exclusive du peuple pour agir car la patrie est en danger.
Les hommes d'Etat ne doivent pas garder le souvenir des faiblesses des hommes, car très souvent, ils devront se confier à eux comme s'ils croyaient en leur droiture.
Ils ne doivent pas se souvenir des offenses de leurs ennemis, car il peut arriver qu'ils soient obligés de leur tendre la main pour qu'ils aident à construire ce qu'auparavant, dans leur passion aveugle, ils prétendaient détruire.
Ils ne doivent pas garder le souvenir des désillusions, des nuits perdues, des efforts mal appréciés, des intentions travesties, de l'honneur injurié, du patriotisme taxé d'intérêt personnel, en un mot de l'ingratitude des hommes parce que, malgré tout et au dessus de tout, ce qu'ils font, c'est servir les peuples sans ressentiment et les gouverner avec abnégation.
Non, les hommes d'Etat ne doivent garder le souvenir de rien qui puisse constituer un obstacle à la collaboration patriotique, qui puisse abattre leur ardeur au travail ou troubler dans leur conscience la source des intentions généreuses.
Mais, pourtant, s'il est vrai que les hommes d'Etat doivent oublier beaucoup de choses, ils ne doivent pas tout oublier. Pour cela et dans l'intérêt du peuple, les hommes d'Etat doivent avoir de la mémoire.
En vérité, deux sentiments devraient dominer entièrement nos attitudes et nos actions.
Un sentiment de communauté (à l'intérieur) et la conscience de l'intérêt national (vis-à-vis des autres nations) comme une réaction contre la tendance morbide de notre temps à donner la préférence aux intérêts étrangers.
Car la Patrie est Une et le bien général doit l'emporter sur tous les autres, aujourd'hui comme hier, mais aujourd'hui bien plus qu'hier.
16:23 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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