13.03.2007

11 ème circonscription du Rhône

Alors que l'UDF temporise et hésite à entrer en lice, le député sortant UMP Georges Fenech n'a, pour l'heure, à se méfier à droite que du FN.

Tout le monde en est intimement convaincu : cette circonscription fait partie de celles dont le sort est le plus étroitement lié au résultat des élections présidentielles.
Non que la personnalité des candidats n'y ait aucune importance mais elle ne jouera très certainement qu'aux marges. Sauf que, à gauche, le choix socialiste d'un adjoint au maire de Givors, Jean-François Gagneur qui l'avait emporté en interne sur le maire de Mornant, Guy Palluy, a sensiblement modifié la donne. A un an des élections municipales, le maire communiste de Givors, Martial Passi, pourrait vivre difficilement l'élection à la députation d'un de ses adjoints, cela risquant de remettre sérieusement en cause l'équilibre local à gauche. D'où la prise de position, pour le moment à titre personnel - mais il devrait être rapidement suivi officiellement par les militants -, du secrétaire de la section communiste en faveur de René Balme, maire de Grigny et candidat anti-libéral. Entré le premier en campagne dans cette circonscription celui-ci sera très vraisemblablement soutenu également par le maire de Givors, ce qui donnera naturellement une ampleur plus grande à sa candidature et pourrait gêner non seulement le candidat socialiste mais également le Vert, Albert Lévy. A droite, la situation est pour l'heure nettement plus sereine pour le député UMP sortant, Georges Fenech. Contrairement à un certain nombre d'autres circonscriptions du Rhône (les 1re, 3e, 4e, 7e, 10e, 13e) il ne souffre d'aucune candidature dissidente. Face à une gauche divisée et représentée par trois candidats, c'est un avantage. Plus exactement, c'est une difficulté qui ne vient pas s'ajouter à la présence d'une candidate FN récemment désignée, Anne-Marie Perret, cette circonscription étant une de celles où l'extrême-droite avait fait ses meilleurs scores aux dernières législatives. Avec son candidat de l'époque, M. Lissiaud, le FN avait réalisé 15,26 % des voix à seulement 6 % (1 700 voix) de Georges Fenech.
L'interrogation actuelle porte sur la présence ou non d'un candidat UDF. En 2002, Raymond Durand, maire de Chaponnay, ne s'était pas contenté de faire de la figuration avec 15,07 %. Il pourrait « remplier » quoiqu'il considère que sa présence risquerait de faire passer la gauche. Autant dire que le score de François Bayrou aux présidentielles devrait être déterminant dans sa décision. Que le leader centriste soit présent au second tour - sans même parler de sa victoire - et l'UDF pourrait tenter de jouer un joli et très inattendu coup ici aussi.

Michel Rivet-Paturel mrivetpaturel@leprogres.fr

Les résultats de 2002

1er tour : 65,50 % de votants, Pierre Vidal (DL) : 7,42 % ; R. Durand (UDF) : 15, 07 %, Y-Y Lussiaud (FN) : 15, 26 % ; R. Lafond (dvd) : 1,34 % ; J.-M Barreau (LO) : 1,06 % ; G. Montcharmont (PS) : 31,83 % ; Y. Bachaud (CC) : 0,17 % ; M.-L Ledda (Le trèfle) : 1,37 % ; N. Mouroz (MNR) : 0,77 % ; G. Fenech (UMP) : 20 ; 93 % ; J. Grelait (LCR) : 1, 38 % ; A. Sigler (MEI) : 0,77 % ; M. Benoui (Pôle Republicain) : 1,31 % ; G. Gallo (SE) : 0,70 % ; J.-C Caira (GE) : 0,62 %.

2e tour : Georges Fenech (UMP) : 51,98 % ; Gabriel Montcharmont (PS) : 48,02 %

Source : le Progrès

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