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27.02.2007
Etat et Région : opacité pour solidarité urbaine
Titre:Etat et Région : 317 millions pour la solidarité urbaine
Formation, insertion, emploi, santé, citoyenneté, prévention de la délinquance, développement économique : l'Etat et la Région s'engagent à financer plus de 300 millions dans 228 quartiers de Rhône-Alpes
La politique de la ville avance. Hier, pour poursuivre cette politique en faveur des quartiers moins favorisés, Jean-Pierre Lacroix, préfet de Région et Jean-Jack Queyranne, président de Rhône-Alpes ont signé un protocole d'accord qui engage l'Etat et la Région d'abord sur trois ans.
La négociation Etat-Région n'était pas très bien partie. La Région craignait une baisse de l'engagement de l'Etat. Or, pour Jean Jack Queyranne, toute discontinuité peut entraîner des difficultés, comme l'ont laissé apparaître les événements de 2005. Finalement, les discussions ont évolué et la Région apportera 17 millions par an jusqu'en 2012. En 2007, l'Etat apportera 36, 2 millions d'euros, plus 18 % sur 2006.
En tout l'Etat apportera 217 millions jusqu'en 2012. Toutes ces interventions sont différentes des actions de l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU).
Les nouvelles interventions s'appellent des CUCS : Contrats Urbains de Cohésion Sociale. Ils succèdent aux contrats de Ville, plutôt efficaces en Rhône-Alpes. Les quartiers changent. Jean-Jack Queyranne évoque Vaulx en Velin et Marie-Odile Novellli, vice-présidente chargée des solidarités et de la politique de la ville, cite Saint-Martin d'Hères. « Certains indicateurs sont objectifs, d'autres sont plus qualitatifs, comme le sentiment que les habitants ont d'être dans leur quartier » explique Marie Odile Novelli. « La politique de la ville montre son utilité, même si elle ne peut guérir tous les problèmes de la société » explique Jan-Jack Queyranne. Formation, insertion, emploi, santé, citoyenneté, prévention de la délinquance, développement économique, il y a ici et là des résultats.
Une politique évaluée
La politique de la Ville est aussi évaluée, par l'Etat et la Région, pour vérifier que l'argent public est bien dépensé car l'approche est globale. La région compte 228 quartiers prioritaires, 70 dans le Rhône, mais les actions ne restent pas centrées sur les seuls quartiers. A Lyon, elles sont englobées au niveau de l'agglomération.
« Les Contrats Urbains de Cohésion sociale ne doivent pas être une manière de plus de stigmatiser des quartiers. Il faut sortir de ce zonage. Il faut que l'agglomération prenne en compte l'ensemble de son territoire pour ouvrir la ville qui a le sentiment de perdre sur la ville qui a le sentiment de gagner » explique Jean-Pierre Lacroix. Pas question non plus de laisser la politique menée seulement par l'Etat ou la Région. Complétés par des fonds européens, les moyens de la politique de la Ville vont à 60 % à des associations pour impliquer les habitants
M.D.
mdeprost@leprogres.fr
Source : le Progrès
Le financement des plans de "solidarité urbaine", ou comment acheter la paix sociale et ethnique, a toujours été un modèle d'opacité.
Cet article le prouve, il est impossible de retrouver les 317 millions d'euros cités, par quelconques calculs que ce soit, et il est impossible de savoir si les sommes citées sont annuelles, jusqu'en 2006, jusqu'en 2012...
Les explications sont tout aussi douteuses, "« Certains indicateurs sont objectifs, d'autres sont plus qualitatifs, comme le sentiment que les habitants ont d'être dans leur quartier » explique Marie Odile Novelli", le sentiment d'être dans son quartier, ne l'avoir ou pas, là est la question... "Il faut que l'agglomération prenne en compte l'ensemble de son territoire pour ouvrir la ville qui a le sentiment de perdre sur la ville qui a le sentiment de gagner » explique Jean-Pierre Lacroix", un autre sentiment existant celui de perdre ou de gagner sur la ville... Ces personnes devant tout de même être payées pour écrire ou dire cela.
Une seule chose est sûre, c'est que 60% des fonds alloués iront remplir les caisses d'associations, dont la majeure partie provoque les tensions communautaires par leur message ou les tensions sociales, la lutte des classes est toujours de mise à l'extrême-gauche, alors que le Gouvernement pense éviter la guerre civile.
Une autre partie de ces fonds allant à la création d'emplois totalement improductifs, sur le plan de la prévention autant que sur le plan économique, alors que des dizaines, si ce n'est des centaines d'entreprises sont en perdition et n'attendraient qu'un coup de pouce de l'Etat pour garder des emplois productifs. L'on pouvait dire "selon que l'on soit petit ou grand", l'on peut dorénavant dire "selon que l'on joue des tensions communautaires ou pas"...
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