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26.02.2007

Le nombre de fonctionnaires ne cesse d'augmenter en Rhône-Alpes

La décentralisation multiplie le nombre des fonctionnaires. La région en comptait 414 000 fin 2004 contre 406 000 un an plus tôt ; 45 % sont fonctionnaires d'Etat, 35 % fonctionnaires territoriaux et 20 % appartiennent à la fonction publique hospitalière.

Que penser de la polémique sur les prétendues économies budgétaires qui seraient réalisées à travers des coupes sombres dans les effectifs des fonctionnaires ? La récente étude publiée par l'INSEE-Rhône-Alpes (1) laisse pour le moins dubitatif. En effet, alors que l'Etat ne cesse de transférer des compétences aux collectivités régionales et locales, les effectifs de ses fonctionnaires ne diminuent que de manière insignifiante. Parallèlement, les fonctions publiques territoriale et hospitalière s'étoffent de façon très significative. Conséquence : en Rhône-Alpes l'effectif total de la fonction publique a progressé de 8 % en cinq ans (1999/2004) pour atteindre 413 771 salariés, soit près d'un agent pour 15 habitants. Se côtoient ainsi, sur les états de paiement du Trésor Public, quelques 186 055 fonctionnaires d'Etat, 145 095 fonctionnaires territoriaux, 82 621 hospitaliers et 23 842 personnels relevant du ministère de la Défense (au 31 décembre 2004). Près de la moitié des fonctionnaires opérant dans la région sont implantés sur les deux départements du Rhône et de l'Isère.

Les communautés de communes
font exploser les effectifs
Au cours de la période 1999/2004, la fonction publique d'Etat a encore vu croître ses effectifs de 3,8 % (2) et la fonction publique hospitalière de 9,6 %. Quant à la fonction publique territoriale, ses effectifs ont littéralement explosé. En cause, notamment, la création des communautés de communes. Ce nouvel échelon politique et administratif, imaginé au début des années 2000 et venu s'ajouter aux autres (puisque, en France, on ne supprime jamais des postes d'élus), est pour l'heure loin d'avoir fait la preuve de son efficacité économique. Mais il aura au moins été générateur d'emplois. On lui impute en effet une bonne part de l'évolution des effectifs de la fonction publique territoriale qui a atteint 13 % en cinq ans en Rhône-Alpes, avec notamment le recrutement de près de 10 000 fonctionnaires supplémentaires entre 2002 et 2004.
Un constat qui se confirme sur une plus longue période. De 1996 à 2004, les effectifs des collectivités territoriales se sont accrus en moyenne de 3,9 % par an, en grande partie à cause de la boulimie d'emplois des organismes intercommunaux (,9 % par an). L'INSEE relève que l'augmentation a été particulièrement importante dans les intercommunalités de la Loire ( %), de la Haute-Savoie ( %) et de l'Ardèche ( %). Les contribuables qui, dans ces départements, pourraient s'étonner de ne pas voir la pression fiscale reculer, trouvent ici un début d'explication. En revanche, le département du Rhône se montre particulièrement vertueux. Il est le seul de la région a enregistrer la stabilisation, voire la baisse (-0,2 %) de ses effectifs intercommunaux sur la même période.
Aujourd'hui, dans la région, 79 % des agents de la fonction publique territoriale travaillent pour un organisme communal ou intercommunal, 15 % dans un organisme régional ou départemental et 6 % dépendent d'autres organismes.

Germain Bonnet
(1) « La Lettre de l'INSEE Rhône-Alpes » n° 67, janvier 2007
(2) Entre 2003 et 2004 (dernière statistique publiée) l'effectif des fonctionnaires d'Etat n'a augmenté que de 0,3 % dans la région, avec des situations contrastées selon les ministères (seuls l'Intérieur, la Justice et la Culture ont vu leurs effectifs augmenter), et selon les départements (,7 % pour la Haute-Savoie, ,9 % en Savoie, -0,8 % dans la Loire, -1,9 % en Isère)

Source : le Progrès

Encore un sujet où l'on peut dire que quand ils sont au Gouvernement, Gauche, Droite, même combat.
Oui les régions sont tenues par la Gauche, l'augmentation du fonctionnariat est son habitude, mais est-ce gouverner, pour la Droite, que de laisser tous ses échelons subalternes pratiquer le contraire de la politique que l'on prône?


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