31.01.2007
Fou, dangereux, meurtirer, mais en soins...
Abdeslam Arab, jugé pour deux tentatives d'homicide à Aubervilliers en 2003, et meurtrier d'un de ses co-détenus en 2005, a été reconnu irresponsable.
« La cour acquitte Abdeslam Arab et le tribunal ordonne qu'il soit remis en liberté », a déclaré mercredi la présidente des assises de Bobigny. L'homme de 28 ans, hospitalisé depuis mai 2005 dans une unité pour malade difficile d'un hôpital psychiatrique, continuera d'y être soigné jusqu'à ce qu'une commission indépendante décide qu'il peut en sortir. Il a blessé deux personnes en 2003 et tué un de ses co-détenus en 2005.
Une « décision très rare »
L'avocat de l'accusé, Me Dominique Tricaud, a salué une « décision très rare». L'avocat général avait requis une peine de quatre ans de prison, déjà couverte par la détention provisoire, considérant que la responsabilité d’Abdeslam Arab était seulement atténuée au moment des faits, mais que sa place n'était pas en prison. « La prison est un facteur déséquilibrant qui a aggravé son sort », a-t-il affirmé ce matin, faisant allusion à la période de détention d’Abdeslam Arab de 1999 à 2001, pendant laquelle il serait devenu fou, selon sa famille.
Les 14 et 16 mai 2003, Abdeslam Arab avait agressé au couteau et blessé au ventre deux Noirs croisés dans sa rue (78 jours d'ITT dans le premier cas, 30 dans le second). Deux des trois expertises psychiatriques demandées par le juge d'instruction avaient conclu à sa responsabilité pénale, et permis son renvoi devant une cour d'assises. Depuis, il a tué sauvagement l'un de ses co-détenus à la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne), et a été déclaré irresponsable pénalement. Il encourait trente ans de réclusion.
Source : le Figaro
Meurtrier en puissance, le crime raciste n'ayant pas été retenu contre lui, puis meurtrier pour "de bon". Coupable?
Pas vraiment, irreponsable légalement.
Mais alors à qui imputer cette double tentative de meurtre et ce meurtre? A la société?
Vous y êtes presque! A la prison, et oui...
Moral bien-pensante de l'histoire, ne plus mettre les coupables de crimes et de délits en prison, ce ne sont pas leurs actes qui les rendent criminels, mais la prison et elle seule. Logique, non?
19:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Annulation demandé de l'arrêté anti-OGM à Grigny
Arrêté anti-OGM à Grigny : les germes de l'illégalité
Il a été réclamé l'annulation du texte, hier, devant le tribunal administratif de Lyon. Au nom de la primauté du pouvoir de police des autorités de l'Etat en matière sanitaire
Dans le sillage de José Bové, animateur de la Confédération nationale des paysans, nombre de maires prennent des arrêtés anti-OGM dans leur commune afin d'y interdire la culture d'organismes génétiquement modifiés. Parmi eux, René Balme, maire de Grigny (apparenté PCF), a pris un tel arrêté en date du 7 juin 2005. Via un texte explicitant la volonté de protéger les cultures biologiques de la commune par la neutralisation d'une zone de 127 ha. Un texte stipulant, aussi, l'interdiction d'acheter des aliments à base d'OGM à destination de la cantine scolaire et de la restauration communale.
Comme les autres, cet arrêté a été attaqué par la préfecture du Rhône. Son annulation a été réclamée, hier, devant le tribunal administratif de Lyon. A la barre, la commune de Grigny et son maire étaient représentés par Me Sophie Brangier. L'avocate a insisté sur le fait que M. Balme a agi au nom du principe de précaution. Mais les arguments de la défense ont été écartés par le commissaire du gouvernement, un magistrat indépendant chargé de dire le droit et dont les avis sont majoritairement suivis. Le principe de précaution ? « En l'absence de péril imminent, c'est aux autorités compétentes en matière de protection de l'environnement qu'il incombe de statuer » a indiqué M. Dominique Lalande.
Absence de « péril imminent »
Pour le magistrat, « le pouvoir de police, en matière sanitaire, relève des autorités de l'Etat et, en l'espèce, le maire a excédé ses compétences ». De même, M. Lalande a fait observer que la mise sur le marché de produits contenant des OGM est de la compétence du ministère de l'Agriculture : « Dès lors, le maire ne peut s'immiscer dans les pouvoirs spéciaux de l'Etat et interdire l'achat de produits OGM ».
Illégale donc, selon le magistrat, la mesure adoptée pour protéger la restauration communale. Une nuance a cependant été apportée à propos, cette fois, de la cantine scolaire. « Dans ce cas, a déclaré M. Lalande, le préfet ne peut s'immiscer dans le choix du maire. Celui-ci est fondé à ne pas acheter des aliments OGM ».
Mais, là encore, en l'absence de « péril imminent », seul le ministère de l'Agriculture peut décider du bien-fondé de la mise sur le marché des produits OGM. En conséquence, le magistrat a demandé au tribunal l'annulation de cet arrêté anti-OGM.
Décision sous quinzaine.
Yves Alègre yalegre@leprogres.fr
Source : le Progrès
Si l'on est contre l'usage des OGM, il faut lutter, mais en toute légalité, sinon on ne peut se targuer d'être démocratique et républicain. José Bové et le maire de Grigny, tout deux d'extrême gauche, ayant toujours les principes trotskystes en pensée dépassent la légalité au nom de celle ci, pour imposer leur vue contre l'avis général.
Qu'on les empêche, qu'ils soient punis pour ça, est tout à fait normal.
Mais il est à noter le jeu de dupe qui se joue sous nos nez... Ainsi hors l'affaire de gros sous concernant la production d'OGM sur la commune, le tribunal a laissé le maire décider du menu des cantines scolaires. Car dans le cas d'un nocivité des OGM, il serait plus grave que les enfants aient dans leurs menus des OGM, que le fait qu'ils en aient par dissémination
dans tous les produits vivriers de la commune?
Si le maire a pouvoir sur les menus de la mairie, c’est car la cantine scolaire est un haut lieu de mixité... Comment l'empêcher de retirer des OGM des menus si l'on veut l'en laisser retirer le porc?
12:17 Publié dans Circonscription | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Givors la Codégi protégée?
Denis Ribeyre avait été assigné par le maire et des élus de la majorité
L'affaire qui remonte à 2005 vient d'être tranchée par la 6e chambre du tribunal correctionnel de Lyon. Denis Ribeyre, conseiller municipal (DVD) à Givors, a été condamné hier pour diffamation. L'élu d'opposition qui devra s'acquitter de 11 500 euros (amendes et dommages intérêts) avait été assigné par le maire de Givors, Martial Passi (PCF), et les quatre présidents des groupes de la majorité municipale (PCF, PS, Verts, Personnalités).
Les propos visés avaient été publiés dans une « feuille d'information » éditée par Denis Ribeyre et distribuée dans les boîtes à lettres. L'élu y avait attaqué la gestion de la municipalité, et de la Codégi (la société mixte de construction de la ville), en fustigeant des « arnaques » et « tromperies organisées », en dénonçant des « faux », en laissant planer le doute sur une éventuelle corruption.
Les magistrats ont estimé que la « polémique politique était une chose ». Mais que les allégations soutenues par le conseiller municipal d'opposition tombaient sous le coup de la loi. Martial Passi s'est félicité d'un « jugement qui rétablit la vérité et remet les choses à leur juste place ». Quant à Denis Ribeyre, il n'entend pas désarmer. « Je vais faire appel, ce procès politique ne m'empêchera pas de parler », a-t-il assuré à la sortie de l'audience.
M. T.
Source : Le Progrès.
Alors que Martial Passi vient d’être entendu par la brigade financière, en ce qui concerne une enquête préliminaire à propos d’une prise illégal d’intérêt lors de deux opérations immobilières, « L'une, baptisée l'Orée du Rhône, destinée à la société immobilière d'étude et de réalisation (SIER) pour la construction d'immeuble. L'autre, nommée l'Orangerie, sous forme de SCI, qui comprenait la réhabilitation d'un ancien bâtiment. » (Le Progrès 24/01/07) et qu'une autre affaire est diligentée par le procureur de la République, celle concernant la SCI l’arc en ciel ...
En dépit de ces faits, les magistrats jugent sur la forme avant de connaître le fond. Les doubles affaires de ce genre offrent toujours une publicité abusive alors que l'affaire n'a pas été résolue. Il y aurait diffamation si Martial Passi est innocent et ceci c'est à la justice de trancher pour les deux affaires précitées. En attendant la personne qui fait partie du groupe qui a révélé l'affaire a été condamnée.
Il est aussi utile de rappeler que la Codégi, présidée par Martial Passi, dont il est aussi reproché, par des conseillers municipaux, le manque de transparence sur la cession de son parc immobilier, va connaître une refonte totale, de ses statuts, de ses actionnaires...
11:59 Publié dans Circonscription | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.01.2007
Manigances européistes
Communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen
Les Etats qui ont ratifié le texte de la Constitution européenne se réunissent entre eux en Espagne pour montrer qu’ils sont majoritaires et qu’ils ont donc raison. Cette démarche est contraire au texte même qu’ils défendent, puisque celui-ci ne parle pas de majorité mais souligne que l’unanimité est nécessaire.
Ce même jour, le ministre allemand des Affaires étrangères, M. Steinmeier, du haut de son autorité de représentant de la présidence de l’Union européenne, se permet de demander que la Constitution européenne ne soit pas un thème central de la campagne présidentielle en France.
Or bien évidemment la résurrection annoncée de la défunte Constitution européenne doit être un thème central de la campagne. Le peuple français, qui a déjà dit non à la Constitution, doit être alerté de ce que manigancent les eurocrates, et les candidats doivent se prononcer clairement sur ce sujet, qui engage ce qui reste de la souveraineté de leur pays.
L’ingérence de M. Steinmeier dans les affaires intérieures françaises est précisément un exemple de l’insupportable dérive supranationale de l’Union européenne qui devait trouver sa consécration dans la Constitution.
16:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le législatif actuel : du vent, du vent, du vent...
Blandine Kriegel, présidente du Haut Conseil à l'intégration, a remis hier au premier ministre un texte pour mieux régler les relations entre agents et usagers de l'administration.
[...]
Mais la charte n'apporte pas de réponses précises aux utilisateurs. Et pour cause. Sa rédaction a été complexe. Il a fallu plusieurs moutures pour arriver à un texte de compromis. « Avec un avis plus tranché, nous aurions donné l'impression de stigmatiser la communauté musulmane, reconnaît l'un des participants au groupe de travail. Or, si les entorses à la laïcité existent, elles sont le fait d'une minorité. »
Dans une première version, les rédacteurs avaient imaginé des sanctions disciplinaires pour les fonctionnaires trop prosélytes, ou le respect strict de menus conçus pour le plus grand nombre dans les administrations. Ces articles jugés trop « raides » ont été vite écartés. « Les représentants de la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), qui, par nature, se battent pour le respect des minorités, ont milité pour que le texte soit plus consensuel », confie-t-on de source gouvernementale.
Source : le Progrès
« Nul ne peut être condamné à la peine de mort. » Tel est le libellé de la révision de la Constitution débattue cet après-midi à l'Assemblée, et qui devrait être entérinée par le Parlement réuni en Congrès à Versailles le 19 ou le 26 février. Cette réforme, annoncée par Jacques Chirac le 3 janvier, vise à aller au-delà de la « loi Badinter » du 9 octobre 1981 qui avait aboli la peine de mort.
À l'époque, la France s'était réservé la possibilité de rétablir la peine capitale « en cas de guerre ou de danger imminent de guerre », comme le 6e protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme, ratifié par Paris en 1986, en laisse le droit aux États signataires. Aujourd'hui, Jacques Chirac souhaite mettre un terme à cette réserve afin de rendre irréversible l'abolition de la peine de mort en toutes circonstances.
Source : le Progrès
Pour les citoyens français, pour leur sécurité, leur avenir, les législateurs de tout poils concoctent ... du vent.
Une grande charte de la laïcité, qui devient une charte du droit religieux des minorités. Avec mot d'ordre de ne pas stigmatiser, de ne pas choquer... Et les laïcs dans tout ça? Qui eux sont la majorité? Ou comment faire fi à la fois du principe de la loi et de celui de la démocratie...
Nul ne pourra être bientôt condamné à la peine de mort en France, même en temps de guerre, c'est à se demander comment ces bonnes gens voient la guerre... Mais pour en revenir à la peine de mort, quand édicteront ils une loi empêchant la mort des innocents plutôt que d'empêcher celle des assassins?
16:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.01.2007
La Gauche contre l'Hotellerie
La Région ayant adopté à l’unanimité un projet de soutien aux projets de développement de l’hôtellerie familiale indépendante de Rhône-Alpes, des limites sont apparues, notamment une clause excluant de toute aide les hôteliers constitués en entreprises individuelles (soit plus de la moitié des hôteliers de la Région).
Par la voix de Jacques VASSIEUX (Conseiller régional de Savoie), le Front National a déposé un vœu pour que la Région accepte de revenir sur cette exclusion et aide au développement de ces commerçants, qui mouillent la chemise et risquent dans leur entreprise leur patrimoine personnel.
L’UMP s’est ralliée à cette mesure de bon sens, tout comme, à titre personnel, Mme Bernadette Chambre élue UDF de Savoie, le reste de son groupe s’abstenant courageusement. La Gauche, à son habitude a montré le peu d’intérêt qu’elle porte aux commerçants et artisans, en rejetant ce vœu. Elle illustre une fois de plus sa haine des petits patrons, de la « France d’en-bas ».
Front national Communiqué le 26/01/2007
13:23 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Légion d'honneur, grande braderie
Arthur Bahadourian, chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur
« Arthur, un homme de bonne volonté qui a toujours placé l'homme en tête de ses priorités ». Azouz Begag ministre de la Promotion et de l'Egalité des chances, dans un de ces discours dont il a le secret, a ainsi résumé le parcours d'Arthur Bahadourian avant de lui remettre les insignes de Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.
Dans les salons de la Préfecture du Rhône, devant l'ensemble des élus de la région, notamment Dominique Perben ministre des Transports, mais aussi Gérard Collomb sénateur-maire de Lyon,
Michel Terrot député du Rhône, les maires de Vénissieux et des différents arrondissements de Lyon, Azouz Begag a évoqué avec émotion « les senteurs des parfums d'orient qui, lorsqu'il était enfant, lui apportaient les images du monde au coeur du magasin de la Guillotière ». « En 1960, la mondialisation se faisait place du Pont ».
Au-delà des souvenirs comme les poignées de bonbons offertes aux enfants par Gabriel, le père, c'est sur le goût du travail bien fait et « la main tendue aux autres » que devait insister Azouz Begag. « Vous avez comme toute votre famille compris que la diversité était source de richesses humaines, économiques et sociales, et qu'ensemble tout devient possible. Vous avez été des pionniers, ardents défenseurs de la promotion et de l'égalité des chances, aidant les plus démunis à prendre en main les rênes de leur destin. Votre entreprise qui compte 250 salariés vient de signer la charte de la diversité ».
Arthur Bahadourian très ému, après avoir fait respecter une minute de silence en hommage à l'Abbé Pierre, devait dans ses remerciements associer son père, son épouse Marina, ses enfants mais aussi ses anciens professeurs du lycée Marc Bloch.
Gisèle Lombard
Source : le Progrès
Sans aucune animosité envers la communauté arménienne, l'une des communautés extra-européennes la mieux intégrée en France, l'on peut remarquer que la légion d'honneur est devenu un colifichet que l'on donne au premier venu... Enfin au premier venu qui sert d'exemple aux délires cosmopolites du Système.
Ainsi Mr. Bahadourian représente la mondialisation, qui se tenait dans les années 60 place du Pont à Lyon. Quarante annnées plus tard, elle est totalement réalisée, au plus près des voeux d'Azouz Begag, les individus trop "pâles", s'y font rare, très rare... Voilà un quartier où il n'y a plus besoin "d'enfoncer les portes des gaulois" pour y imposer lla diversité, selon le bon mot de ce même Azouz Begag, d'ici peu il n'y en aura plus du tout de gaulois.
13:21 Publié dans Département | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2007
L'immigration selon Tahar Ben Jelloun
Mardi, en fin d'après-midi, l'écrivain animait une conférence à EM Lyon, à Écully
« Quelle immigration pour l'Europe ? » Ce sujet brûlant, à moins de trois mois de la présidentielle, était le thème de la conférence que Tahar Ben Jelloun a donné, mardi, à l'EM Lyon.
Qui, mieux que cet écrivain marocain dont le dernier roman, « Partir », relate le parcours d'un jeune homme près à se vendre corps et âme pour quitter Tanger, pouvait évoquer avec lucidité ce phénomène souvent au coeur des débats politiques ?
Tahar Ben Jelloun a livré un discours tout en nuances, faisant la part des choses entre immigration clandestine et légale, immigrés « dont la préoccupation première n'a jamais été de s'intégrer » et enfants d'immigrés, « Français à part entière qui demandent juste à être acceptés ».
Côté politique, « il faut absolument que l'Europe mette en place une politique commune sur l'immigration. D'ailleurs on ne devrait pas parler d'immigration mais de coopération ». Et l'homme de lettres de glisser subrepticement « il faut que l'Europe garde un strapontin pour le Maghreb ».
Source : le Progrès
L'immigration selon Tahar Ben Jelloun ou être à la fois juge et partie.
Comment la France, comment les pays européens en sont arrivés à accepter de recevoir des conseils de communautés dont les membres devraient être, au mieux, selon leurs actions, considérés comme des invités?
La France d'aujourd'hui, économiquement aux ordres des Etats-unis d'Amérique et la Chine, politiquement aux ordres de Bruxelles et en ce qui concerne l'immigration aux ordres des communautés du Tiers-Monde, est un pays décidemment fort malade pour perdre tout désir de souveraineté...
16:27 Publié dans Département | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un mieux dans l'industrie? Mais pour qui?
L'industrie rhônalpine a bien terminé l'année en progression sur 2005. Les capacités de production sont utilisées à 80 %, les stocks restent normaux et les carnets de commandes sont jugés bien étoffés
L'industrie régionale, qui représente 28 % des effectifs salariés du secteur privé, a certes terminé l'année par une pause - du fait des congés d'hiver -, mais se sort plutôt bien d'une conjoncture difficile. Outre l'incidence de la mondialisation, la pression de la concurrence et la forte appréciation de l'euro (notamment contre le dollar), 2006 restera en effet marquée par l'envolée du prix des matières premières et de l'énergie.
Fort heureusement, l'économie mondiale a connu un développement conséquent qui a compensé la faible croissance interne. Du coup, comme le souligne le bulletin mensuel de conjoncture de la Banque de France, les investissements ont progressé dans les entreprises de la région et cette tendance devrait se poursuivre au premier trimestre 2007, notamment dans les industries des biens d'équipements.
Seule ombre au tableau, alors même que les perspectives restent orientées à la hausse au-delà de la reprise technique de janvier, les effectifs industriels ont à nouveau légèrement diminué en décembre après deux mois de relative stabilité.
Source : le Progrès
Peut on parler de mieux dans la conjoncture d'un secteur, alors que ses effectifs sont en baisse?
Même la "Gauche" a oublié que la justice dans une communauté veut que tout le corps d'un secteur doit profiter des améliorations économiques de ce secteur?
De toutes façons cette situation profitent autant aux capitalistes, plus de numéraire pour les actionnaires, moins de salariés à payer, qu'aux marxistes, aggraver la lutte des classes, préparer l'avènement de leur contre-utopie... Et il n'y a alors que les travailleurs qui en souffrent...
12:05 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Election aux chambres d'agriculture
Mode d'emploi
Le vote pour les élections aux Chambres d'agriculture se déroule par correspondance jusqu'au 31 janvier. Les principaux collèges sont ceux des chefs d'exploitation (21 sièges), des salariés des exploitations (4 sièges) et des salariés des organismes professionnels (4 sièges). Les Chambres d'agriculture comportent 45 sièges sauf exceptions. Dans le Rhône, le dépouillement est prévu le 5 février et l'installation des nouveaux élus se déroulera le 21 février. Une fois toutes les Chambres d'agriculture départementales constituées, les nouveaux élus seront convoqués, dans le courant du mois de mars, pour élire les représentants qui siégeront à la Chambre régionale.
Les chiffres du Rhône
Avec 15 085 inscrits, le collège qui compte le plus grand nombre de votants est celui des retraités, qui vont désigner deux représentants.
Les exploitants agricoles sont au nombre de 7 831.
En 2001, les exploitants agricoles inscrits étaient 9 981.
Le collège des salariés agricoles compte 4 298 inscrits.
Le collège des salariés des organismes agricoles (MSA, Groupama, etc.) compte 5 383 électeurs.
Au niveau national, 2,5 millions d'électeurs sont sollicités pour ce scrutin.
Trois questions à Patrice Laverlochère, tête de liste de la Coordination rurale
Patrice Laverlochère a 43 ans, il est maraîcher, installé à Ternay depuis 1984, date à laquelle il a repris l'exploitation familiale. D'abord militant au sein du Centre national des jeunes agriculteurs (proche FNSEA), il a arrêté de siéger en 1992 avant de rejoindre quelques années plus tard la Coordination rurale, dont il conduit la liste pour la première fois cette année.
Au niveau local, quel est l'enjeu majeur de ce scrutin ?
Nous devons faire mieux que la dernière fois (8 %) pour rentrer à la chambre et ainsi avoir la possibilité de faire passer nos idées. Dans le Rhône, il faudrait installer un vrai journal d'information, destiné à tout le monde. Nous pensons qu'il faudrait un service juridique, au sein de la chambre, ainsi qu'un service d'accompagnement des agriculteurs pour les contrôles. Enfin, nous revendiquons la création d'un soutien administratif et psychologique pour les agriculteurs en détresse.
Quel est l'axe fort de votre programme ?
Un revenu pour les agriculteurs. Pour ça, il faut une réforme profonde du financement de la protection sociale qui serait appuyée par la création d'une TVA sociale. Il faut également restaurer la préférence communautaire. Il est indispensable de défendre un prix de vente rémunérateur : notre marchandise est trop souvent achetée à trop bas prix et revendue à des prix exorbitants. On maintient la proposition de la mise en place d'un coefficient multiplicateur. On ne doit plus voir une salade payée 15 centimes au producteur et revendue 1 euro. La marge est abusive.
Compte tenu des échéances électorales de 2007, quel sera votre positionnement politique ?
Nous rencontrons au niveau départemental les élus de terrain pour présenter nos idées et propositions. Malgré notre taille, nous sommes très écoutés.
Source : Le Progrès
11:54 Publié dans Département | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



