23.01.2007
Voitures à Lyon : Le pourcentage d'utilisation recule, l'utilisation augmente
La part des déplacements en voiture est passée de 52 % à 47 % entre 1995 et 2006. Néanmoins, la circulation a continué d'augmenter en raison de l'accroissement de la population et de trajets sensiblement plus longs
Pour la première fois depuis des décennies, la part des déplacements en voiture dans le Grand Lyon perd du terrain au profit des transports en commun et du vélo. De 52 % en 1995, elle est descendue à 47 % en 2006. C'est mieux que l'objectif fixé par le Plan des déplacements urbains adopté en 2007 qui visait à limiter à 51 % l'usage de la voiture à l'horizon 2005, donc essen-tiellement à endiguer sa montée en puissance perma-nente.
Ces chiffres constituent le principal enseignement des premiers résultats de l'Enquête Ménages Déplacements menée sous la conduite du Sytral (Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomé-ration lyonnaise) en partenariat avec l'État, le Grand Lyon, le Conseil général du Rhône ainsi que des groupements de communes. Si ces résultats sont en soi jugés très satis-faisants et marque une indé-niable inflexion dans les habitudes des habitants du Grand Lyon, Bernard Rivalta, président du Sytral, a tenu cependant à les présenter avec beaucoup de précautions et à en nuancer toute la portée.
Tout d'abord, il convient de préciser qu'il s'agit de données concernant le seul Grand Lyon, sans Givors et Grigny qui ont récemment rejoint la Com-munauté urbaine.
La totalité du fruit de l'enquête qui portait, et c'était une première, sur l'ensemble de l'aire urbaine lyonnaise dépassant ainsi les limites départementales, ne sera connue qu'en mars prochain. Mais d'ores et déjà, on peut penser qu'en s'éloignant du coeur de l'agglomération, le pourcentage de l'usage de la voiture sur cette zone élargie sera plus important. L'en-quête Cordon de la Direction départementale de l'Equipe-ment qui rend compte des entrées et sorties dans la métropole le laisse présager. Le fait qu'au sein même du Grand Lyon, la voiture soit encore plus en retrait dans les villes centres que sont Lyon et Villeurbanne, en est une autre indication. Bernard Rivalta, comme Jean-Louis Touraine et Georges Barriol, respectivement vice-présidents du Grand Lyon et du Conseil général, en charge des déplacements, ont d'ailleurs insisté sur la logique et la nécessité d'aller chercher les usagers des transports en commun le plus loin possible en périphérie et même à l'extérieur de l'agglomération.
L'usage du vélo
a triplé sous l'effet Velo'v
Dans le Grand Lyon, la part des transports en commun a augmenté de 18 % %, passant de 13 à 15,3 % tandis que celle du vélo a « bondi » de 0,6 % à 1,7 % sous l'effet de Velo'v, étant même multipliée par quatre à Lyon et Villeurbanne en dix ans. Les Velo'v réalisent aujourd'hui un tiers des déplacements à vélo. Les augmentations des déplacements à pied s'élèvent de 4 % et ceux en deux roues motorisés stagnent.
Si ces résultats plaident pour l'efficacité des choix faits depuis dix ans pour favoriser les modes alternatifs à la voiture et, sans l'interdire, rendre son usage plus contraignant, voire coûteux par le biais de la politique du stationnement, ils font aussi apparaître que la circulation automobile a malgré tout progressé dans le Grand Lyon : le nombre d'habitants s'est accru et surtout l'allongement des distances parcourues par déplacement a augmenté en moyenne de 25 %.
François Samard
Source : le Progrès
Le pourcentage d'utilisation de la voiture en légère baisse, mais l'utilisation effective en hausse.
Une "explosion" de l'utilisation du vélo, mais une utilisation tout à fait secondaire (1.7% ...).
Une étude dont on pense mettre les bénéfices à la politique de Collomb et consors, mais menée sur les dix dernières années.
Un non-évènement total. Mais un non-évènement qui prouve que ce n'est pas les pansements sur une jambe de bois qui résolvent les problèmes.
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